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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 10:38

 Enfin un nouvel article sur ce blog toujours très consulté (d'après mes statistiques) :
bonjour et bonne rentrée, par conséquent, aux anciens et aux nouveaux cinéphiles.



 
 Les divers travaux d"écritures et interventions me mobilisent plus que jamais autour des médias et de la bande dessinée (cf.
http://couverturedebd.over-blog.com/article-29576787.html) mais je ne renoncerai pas pour autant à enrichir ce blog et à publier un jour les divers articles et sujets précemment annoncés. Veuillez d'avance m'excuser pour les espoirs eventuellement suscités et déçus... 



 
Quelle actualité concernant l'affiche de film  ?


- Comme souvent, ce sont des Etats-Unis que proviennent les évènements les plus sensationnels : en témoigne ainsi l'exposition récemment consacré en Californie au designer Bob Peak, revenant sur plus de 40 ans de carrière et illustrant ses recherches graphiques autour d'oeuvres emblématiques comme My Fair Lady, Apocalypse Now, Star Trek ou Superman.

Voir le lien (en Anglais) :
http://www.gallerynucleus.com/gallery/exhibition/194
et le site consacré : http://www.bobpeak.com/art.cfm?catid=2



- Les films "les plus attendus" (ou les plus spectaculaires !) de cette fin d'année se sont tous dévoilés via affiches et teasers internet : citons ici Avatar (J. cameron), 2012 (R. Emmerich), Sherlock Holmes (G. Ritchie), Shutter Island (M. Scorsese), Alice au Pays des Merveilles (T. Burton), The Last Airbender, le maitre du temps (M. Night Shymalan) ainsi que les productions françaises L'Armée du crime (R. Guédiguian), Micmacs à tire-larigot (J.P.Jeunet), Le petit Nicolas (L. Tirard) et Lucky Luke (J. Huth).













-  Nous avions récemment évoqué les problèmes de censure rencontrés en France par quelques visuels plus ou moins moralement polémiques et politiquement (in)corrects (voir article précédent sur cette page): en voici une dernière occurence avec la sortie du film Inglourious Basterds (Q. Tarantino), traitement sur la tonalité d'un film Z de la traditionnelle mission suicide d'un commando pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Si le traitement scénaristique est lui-même sujet à conflit critique (voir par exemple
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/tarantino-franchement-beauf-meme-60410 et http://www.dvdrama.com/news-33850-inglourious-basterds-tarantino-tue-du-nazi.php ), on constatera  en effet une modification conséquente du logo-titre pour les affiches diffusées sur le territoire hexagonal, le titre étant amputé la sa croix gammée au profit d'un impact de balle sanguinolant. En France comme en Allemagne, la représentation de la croix gammée n'est en effet tolérée uniquement qu'à des fins strictement historiques (notamment par la représentation des insignes et drapeaux nazis) : on restera néanmoins circonspect sur la valeur exacte de la modification engendrée.










- Autre sujet de polémique : les modifications de la tagline et de la place du titre du film Non ma fille tu n'iras pas danser de Christophe Honoré : voir le débat houleux soulevé sur le site http://cinema.fluctuat.net/blog/39510-l-affiche-de-la-semaine-si-ma-fille-tu-iras-danser.html









L’affiche du film de Christophe Honoré existe en deux versions, l’une, simple, où l’on voit Chiara Mastroianni dans un champ, l’autre surmontée d’un slogan en grosses lettres blanches : «Vivez libre». Accroche d’un optimisme exagéré au vu du dénouement du récit.

 Jean Labadie, distributeur du film au sein de la société Le Pacte, justifie cette stratégie marketing :

«Il y a quatre agences différentes qui se sont succédé pour proposer des affiches. Il y a eu de nombreuses tentatives où la dimension chorale du film était mise en avant avec des montages de photos montrant tous les acteurs, mais ça ne plaisait ni à Christophe ni à moi, nous trouvions que le film était banalisé, ressemblant à tout un tas d’autres sortis récemment. C’est l’agence Fidelio qui a demandé à Jean-Baptiste Mondino de faire cette photo de Chiara Mastroianni et c’est moi qui, il y a quinze jours, ait eu l’idée de ce slogan. Il s’agit d’accrocher le spectateur dans les cinq premiers jours d’exploitation. Il y a un enjeu de visibilité qui devient de plus en plus tendu quand vous avez parfois quinze films qui sortent chaque semaine. Pourquoi "Vivez libre" ? Parce que le film parle d’une femme qui casse toutes les conventions et qui en souffre.»


Sources : http://www.liberation.fr/cinema/0101588327-vivez-libre-pour-sortir-du-rang



- Enfin, saluons l'arrivée sur le site Dvdrama d'une nouvelle chronique consacrée... au décryptage d'une "affiche-buzz du moment" :

http://www.dvdrama.com/news-35646-c-est-l-affiche-the-house-of-the-devil.php
http://www.dvdrama.com/news2.php?id=35646&page=2

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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 10:50

 Les hasards ou coïncidences de l'actualité cinématographique récente ont réussi à conjuguer sur une tonalité polémique des thèmes déjà "séculaires" : les affiches de films doivent-elles ou non être politiquement incorrectes, dérangeantes, contraires aux lois en vigueur et toujours respectueuses d'une éthique que certains qualifieront de "bien pensante" ?

 On aura donc eu droit successivement - et uniquement en France depuis les six derniers mois - aux "affaires" VilaineMonsieur Hulot, Coco avant Chanel et Anges & Démons... Soit une succession de l'actualité polémique exceptionnelle, là où les affaires d'affiches censurées sont extrêmement rares (cf. sur ce site : http://cine-l-affiche-en-plein-coeur.over-blog.fr/pages/Chapitre_2__Sexe_mensonge_et_publicite_partie_3-395779.html).

 

Voici un rappel de chacun des cas :



- Le film Vilaine (J.P Benes et Allan Mauduit), se présentait le 12 Novembre 2008 comme la comédie "politiquement incorrecte dans l'excès et le burlesque" de l'année. Problème en adéquation avec cette accroche : le visuel, présentant Marilou Berry (qui incarne Mélanie Lupin, une gentille poire qui décide de se venger), tenant un chat par la peau du cou, au dessus d’une poubelle. Une ignominie envers les animaux, selon la SPA.





« Les producteurs de Vilaine ont-ils pris conscience de l'impact d'une telle image sur un public fragile, imitant l'actrice pour s'amuser ? Ont-ils pensé à l'aspect cauchemardesque pour l'enfant proche de son chat ? (...) Dans une société où l'individualisme et le cynisme prennent une grande ampleur, il est consternant que le milieu artistique ait utilisé une image aussi violente pour un objectif promotionnel et hélas lucratif  », a déclaré Mme Lanty, présidente de l’association, qui ne remet nullement en cause l’actrice principale : « La SPA ne doute aucunement de la sensibilité de Marilou Berry et de l'équipe qui n'ont sûrement pas maltraité réellement des animaux. ».

 

 Au-delà du buzz généré notamment sur la sphère internet, on notera qu’au final l’affiche de Vilaine n’aura fait l’objet d’aucun retrait ni aucune modification : celle-ci ne sera considérée que comme une parodie du visuel du Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (J.P. Jeunet, 2001).

 

 

- En Avril 2009, et alors que la Cinémathèque Française programme une vaste exposition rétrospective de l’œuvre de Jacques Tati (du 08 Avril au 03 Mai 2009 : voir le site http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/tati/index/bienvenue.html), Métrobus, régie publicitaire de la RATP, annonçait son intention de faire disparaître des affiches de l’exposition la pipe de Monsieur Hulot, célèbre personnage du réalisateur. La Cinémathèque ayant tout de même décidé de fournir des affiches où un grossier moulin à vent jaune en lieu remplaçait la cultissime pipe, elle n’excluait pas la polémique naissante : « Un ajout ridicule pour une censure ridicule » et « Tati sans sa pipe, c’est comme Chaplin sans son chapeau !», explique-t-on …





 

Pour Métrobus, il s’agissait surtout de censurer la pipe au nom de la Loi Evin qui, depuis 1991, interdit toute publicité directe ou indirecte pour l’alcool et le tabac. « Notre service juridique a estimé que l'affiche était contraire à la loi. Nous avons déjà fait modifier plusieurs campagnes de ce type quand une boisson alcoolisée était mise en avant. Pourquoi ferait-on autrement lorsqu'il s'agit du tabac ?», expliquait ainsi Métrobus au journal Le Parisien.

 

La polémique rebondit encore lorsque Claude Evin lui-même prend la parole :
« C'est ridicule,  estime l'ancien ministre de la Santé
au micro de France Info : « La loi que j'ai fait adopter a pour objet d'interdire la propagande, et la publicité directe ou indirecte.(...) On n'est pas dans cette situation. Il s'agit d'un patrimoine culturel qui s'inscrit dans notre culture cinématographique ». Cette « polémique » risquait d'affaiblir « le message de la lutte contre le tabagisme ».


 Pour beaucoup, l’acte est en effet vain aux considérations que « Tati n'allume jamais sa fameuse pipe  dans aucun de ses films». En 1996, déjà, un timbre représentant André Malraux la cigarette au bec avait été retouché par la Poste. Et en 2005, c’est Jean-Paul Sartre qui avait été amputé de son mégot par la BNF, sur les affiches utilisées pour une exposition qui lui était consacrée. Personnages fictifs ou non, même combat puisqu’en 1983, Lucky Luke avait du lâcher sa célèbre cigarette pour… un brin d’herbe. Plus politiquement correct.

 

 


-  L’affaire Tati se renouvelle fin Avril 2009 avec la sortie de Coco avant Channel (Anne Fontaine, sortie le 22 Avril), où Audrey Tautou pose dans ce biopic en tant qu’égérie de la mode, indétrônable cigarette au bout des doigts. Cette fois-ci, et de manière anticipée, sur les 5800 affiches françaises créées, les 1100 destinées aux métros et bus parisiens seront substituées par un visuel où l’on retrouve Audrey Tautou entourée de certains acteurs masculins du film.



 

 « Nous avons dû nous résoudre à n'utiliser dans le métro que deux affiches de complément, où Audrey Tautou apparaît au côté des acteurs masculins», explique Olivier Snanoudj, directeur général adjoint de Warner France et producteur du film , qui s’étonne : « La cigarette de Coco Chanel a été refusée par Métrobus alors que pour tous les autres afficheurs, elle ne posait aucun problème (...) Pour nous, la vraie affiche est celle où Coco Chanel fume dans une pose naturelle qui traduit sa forte personnalité et sa modernité ».

 

 

- Dernier cas en date : sur l'affiche de la suite du fameux Da Vinci Code du romancier Dan Brown, la préquelle Anges & Démons (Ron Howard, 13 mai 2009), point de mégot en trop, mais une phrase qui attire l'attention: « Que nous cache le Vatican ? ». Pour faire son entrée dans le métro, elle a été remplacée par une autre sentence moins sulfureuse : « Depuis 500 ans, une vengeance se prépare contre le Vatican.» Raison du changement ? L'interdiction de diffuser des messages politiques ou religieux, a expliqué le service de communication de Métrobus au magazine Télérama.

Jean-Pierre Tessier, président de l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité, modère la polémique : « En tant qu'entreprise publique, la RATP se doit de montrer l'exemple, et en tant qu'annonceur elle risque d'être condamnée. Et une affiche dans le métro est plus proche, elle a un caractère plus prégnant, plus efficace que celles qu'on trouve dans la rue, donc la RATP se doit d'être d'autant plus vigilante ».









Métrobus explique encore : « nous avons une convention avec la RATP et la SNCF qui nous interdit de diffuser des messages à caractère politique ou religieux. Or, le Vatican est un Etat. ». Cette dernière  explication suffit-elle toutefois à relativiser une accroche totalement transformée et où, de coupable, l'énigmatique Vatican devient la victime d'un complot ?

De fait, où commence la vigilance et ou s’arrête la censure, dans un monde des images de plus en plus foisonnant et référentiel ?

 

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 21:39

 Synopsis :

 Dans un quartier moderne où tout est très (trop) bien agencé habitent M. Arpel, son épouse et leur fils Gérard, que cette vie sans saveur ennuie. L'intrusion dans la famille de Monsieur Hulot, le frère de Madame, personnage rêveur et plein de fantaisie, sème le trouble dans cet univers aseptisé, d'autant plus qu'il devient rapidement le meilleur ami de Gérard...



 Mon oncle est un film réalisé par Jacques Tati en Mai 1958. Tourné en 1956 et 1957 à la fois en extérieur (à St Maur des Fossés et à Créteil) et dans les Studios de la Victorine (à Nice), Mon oncle recevra dès 1958 le Prix Spécial du Jury lors du Festival de Cannes, puis l’Oscar du Meilleur Film Etranger l’année suivante.

 Œuvre sociale et poétique, le film est dans la continuation du cinéma burlesque popularisé par Charlie Chaplin, Buster Keaton ou Harold Lloyd. Le Paris quotidien des années 1950, divisé entre un milieu populaire traditionnel et un milieu bourgeois attiré par une modernité clinquante, y fait l’objet d’une égale satire. Entre cirque et carton pâte, les personnages typiques et atypiques déambulent, égales silhouettes d’un monde issu des Images d’Epinal et se dirigeant vers un conformisme consumériste et volontiers aseptisé. est un film réalisé par Jacques Tati en Mai 1958. Tourné en 1956 et 1957 à la fois en extérieur (à St Maur des Fossés et à Créteil) et dans les Studios de la Victorine (à Nice), Mon oncle recevra dès 1958 le Prix Spécial du Jury lors du Festival de Cannes, puis l’Oscar du Meilleur Film Etranger l’année suivante.


  Entre ces deux « mondes », Monsieur Hulot…

Allure dégingandé, imperméable douteux, chapeau, parapluie et pipe vissés au personnage. Perpétuel inadapté à son environnement, naïf et rêveur, mais tout autant ingénieux, malicieux et calculateur, Hulot est parfaitement décrit par Jacques Tati, qui endosse le rôle :

 « C'est alors que j'ai eu l'idée de présenter Monsieur Hulot, personnage d'une indépendance complète, d'un désintéressement absolu et dont l'étourderie, qui est son principal défaut, en fait, à notre époque fonctionnelle, un inadapté. »


 Hulot est à la fois les acteurs du muet, Gaston Lagaffe (création du dessinateur André Franquin… en 1957) et Mister Bean (Rowan Atkinson, dans les années 1990).




 
L’affiche française fut dessinée par Pierre Etaix, ami proche de Tati depuis 1954, lui-même clown, cinéaste, magicien, gagman, et adepte du slapstick (principe comique reposant sur la violence faite au corps de l’acteur). L’esthétique générale s’inspire des tonalités des affiches de Saul Bass (voir celle d’Autopsie d’un meurtre, film d’Otto Preminger paru en 1959), tandis que le spectacle annoncé s’annonce « haut en couleurs » ou du moins tranché. Le rouge, le blanc et le noir, couleur chacune très prononcée, isolent des silhouettes archétypales, digne d’un cirque ou d’un théâtre en ombre chinoise : un petit chien à la connotation « très urbaine »,  un écolier et un adulte. Ce dernier est inévitablement le fameux « oncle », comme l’indiquent la jonction du personnage au titre, et la typographie choisie pour ce dernier (une écriture d’enfant appliquée). Trois personnages, trois tailles différentes mais une unité que l‘on devine complice, bien que prêtant naturellement à sourire… Tous deux en blanc, le neveu et l’oncle se regardent, le chien est en position de veille attentive. L’allure dubitative de l’oncle n’altère en rien sa symbolique protectrice : il est le « grand » devant veiller (tant bien que mal) sur le « petit », en une acceptation commune que suggère la jonction graphique des corps et une tête proche du premier mot, « mon ».

 



L’affiche américaine
se contente de décliner cet unique concept, en renforçant le côté illustratif du visuel mais en oubliant le principal : en effet, si le jardin-parc apparait, l’enfant, lui, disparait.  L’insolite silhouette du poisson-fontaine répond à celle d’un Hulot, intrus détouré de blanc définitivement hors du monde, tandis que le Vélosolex et deux chiens n’offrent guère plus d’indications que de connoter une ambiance française, voire parisienne.



 La symbolique portée par l’affiche de ce Mon oncle/Monsieur Hulot est aussi adroite qu’énigmatique : elle se décline à l’identique d’un film où l‘histoire, pourtant là en filigrane, ne se montre qu’au dernier plan.  Blanc et noir : Hulot provient du muet, il est anachronique et transparent. Rouge : il est partout, quasi sans-gêne et cependant plus éclairé que ses contemporains. Rouge et blanc comme précisé sur l’affiche, il est un coup de trait sur le tableau du vivant qui l’environne.

 


Pour aller plus loin …

-   http://www.tativille.com/ : site officiel de Jacques Tati.

-  www.abc-lefrance.com/fiches/Mononcle.pdf : dossier du site Abc-lefrance.

- http://www.collegeaucinema92.ac-versailles.fr/article.php3?id_article=61 : analyse et pistes filmiques.

-   http://analysefilmique.free.fr/analyse/o/oncle.php : analyse filmique.

-  http://www.grignoux.be/dossiers/034/index2.php : étude de la bande sonore du film.


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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 18:46

Bonjour,


Voici un message destiné à rassurer les visiteurs de ce site :

oui, ce site continuera ! Il me faut juste (re)trouver le temps de m'y consacrer et de "l'alimenter" de manière sérieuse et documentée.


 Je travaille sur d'autres projets (4 ouvrages en rapport avec la Bande Dessinée, publiés de Juin 2009 à Janvier 2010 chez différents éditeurs), dont vous pourrez suivre prochainement les évolutions sur le blog :

http://couverturedebd.over-blog.com/

 Dernièrement encore, et après avoir été sélectionné par le Comité de Lecture des Editions Edilivre (http://www.edilivre.com/), mon roman intitulé Colors (et déjà diffusé ici : http://colors.over-blog.net/) sera bientôt commercialisé et disponible dans tous les "réseaux" concernés (Fnac, Cultura, Chapitre, etc.).

Concernant ce blog, paraitront dans les prochains jours et semaines :

- une analyse de l'affiche de Mon Oncle (J. Tati, film Collège au Cinéma)
- une analyse (enfin !) de l'affiche d'Entre les murs
- Retour sur l'Etrange cas de Benjamin Button et Slumdog Millionnaire
...



Amicalement à tous les Lecteurs qui ont les yeux ouverts.



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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 20:52

 Avant toute chose une Bonne et Heureuse Année 2009 aux lecteurs & cinéphiles de ce blog, qui continuera de "vivre" en dépit de mes travaux annexes (voir notamment : http://couverturedebd.over-blog.com/).


Au programme pour cette année :

 - Dossiers sur la mort à l'affiche, ainsi que sur les nouveaux films d'animation (ci dessous : Le Conte de Despereaux - G. Ross - Sortie prévue en Février 2009 et Coraline - H. Selick - Sortie prévue en Octobre 2009).








 - Analyse de quelques affiches de films inscrits aux dispositifs Collèges et
Lycéens au Cinéma.

-
Les affiches de films dans l'actualité.

 


 

 

Quelques news diverses :

 


-  L'affaire "Choron Dernière" (les dessinateurs de Charlie Hebdo, Cabu, Val et Wolinski attaquent les producteurs du film puisque leurs noms figurent sur l'affiche sans leurs consentements) :

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/20081218.OBS6193/cabu_val_et_wolinski_poursuivent_pierre_carles_en_justi.html



- Andrew Lindstrom est un passionné qui concocte des compilations d’éléments en rapport avec le graphisme (posters, affiches de films, publicités, tee-shirts, etc.), qu'il met régulièrement en ligne sur son site wellmedicated.

  A l’occasion du dernier Halloween, il a réalisé une petite sélection de quelques cent affiches de films d’horreur et de science-fiction. « Je suis particulièrement fan des affiches illustrées, utilisées à la base pour presque tous les films d’horreur ou de science-fiction sortis. Ces affiches sont capables de tellement communiquer sur un film, avec une seul image réalisée de main de maître, que c’est une honte que ce style ne soit plus populaire de nos jours », raconte Andrew Lindstrom.


  Sa sélection, divisée en deux pages (partie 1 et partie 2), regroupe donc des affiches — dans leur version principalement américaine  — de films très variés, classiques comme de séries Z plus obscures : Invasion of the Saucer-Men, TerrorVision, Tomb of Ligeria, Rollerball, The Giant Claw, The Bat People, X, Dawn of the Dead, etc. Un régal visuel !

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 17:24

 Dans l’Australie de la fin des années 1930, Lady Sarah Ashley, jeune aristocrate anglaise (Nicole Kidman), hérite d'un ranch gigantesque : des barons anglais complotent pour lui prendre son bien. Elle trouve de l'aide en la personne d'un éleveur bourru (Hugh Jackman) et mène, avec lui, 2000 têtes de bétails dans les régions les plus reculées du pays... pour finalement assister au bombardement de la ville de Darwin par les Japonais.


 


 
En lisant le synopsis d’Australia (sortie en France programmée pour le 24 Décembre 2008), prochain film du réalisateur australien Baz Luhmann (après Roméo et Juliette en 1996 et Moulin Rouge en 2001), on devine la forme éminemment épique et hollywoodienne d’une histoire se voulant être à la fois un hommage et une résurrection des standards du genre : Autant en emporte le vent (V. Fleming - 1939) pour la romance sur fond de guerre totale, Casablanca (M. curtiz - 1942) ou Out of Africa (S. Pollack - 1985) pour l’exotisme et le récit de voyage, Titanic (J. Cameron - 1997) pour la relecture du mythe de Roméo et Juliette et la démesure visuelle.











 Romantisme, Histoire, film social et univers de légende se mêlent dans une fresque flamboyante déjà saluée par des premières critiques pourtant divisées (voir par exemple :
http://www.dvdrama.com/news-30513-cine-australia.php ), et dont les affiches ne cherchent guère à dissiper les influences. Les Studios BLT & Associates, déjà auteurs des principaux visuels de Titanic, ont ainsi littéralement « copié/collé » les visuels emblématiques d’Autant en emporte le vent : typographie et couleurs datées, couple glamour, coucher de soleil, paysage grandiose et menace à la fois historique et prophétique.

 Unique subtilité marketing, le A symbolique, annonciateur du titre Australia et rappel de la marque au fer rouge des éleveurs de bétail, à l'origine visible sur les deux posters teasers américains, n'a curieusement pas été décliné par la suite. On peut se poser la question de ce manque, à une époque ou logos et produits dérivés pullulent, et où il aurait été fort simple au demeurant de décliner l'identité du film : A(venture), A(mour) et A(uthenticité)...


 



Bandes annonces 







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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 21:03

  Après les récentes expériences marketing des Studios Warner en matière d'affiches interactives (on se souviendra notamment des sucessives affiches holographiques de Matrix reloadedSuperman et  Spiderman 3), on se demandait quelle allait pouvoir être la réponse des studios concurrents en la matière.

 

 

  Sony franchit aujourd'hui un seuil en dépassant le "simple" cap de la 2D et en présentant la première affiche flash interactive, à l'occasion de l'impressionante promotion du prochain volet de la  légendaire saga Terminator, initiée en 1984 par James Cameron puis reprise en 1991 et 2003.

 

 

Voici le lien permettant d'apprécier le résultat :

 

http://www.sonypictures.net/movies/terminatorsalvation/poster.html

 

 

  Ce 4ème film, Terminator Renaissance (réalisé par McG) prévu pour Juin 2009, ne devrait en rien déroger aux régles de la Science-Fiction à grand spectacle, surenchérissant dans l'éternelle guerre entre hommes et machines : en 2018, dans un monde Post-apocalyptique, John Connor est à la tête d'un groupe d'humains  qui tentent de résister à Skynet et à son armée de robots destructeurs, appelés Terminators...

 L'affiche de ce nouvel opus préserve la ligne graphique des précédents épisodes, comme en témoignent les affiches ci-dessous : le nom de l'acteur vedette disparait néanmoins puisque - même s'il n'est pas exclu que celui qui est maintenant gourveneur de l'état de Californie y fasse une apparition en forme de clin d'oeil - le rôle titre est joué par Christian Bale, révélé par son rôle dans les récents Batman.

 

 

 

 

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 11:57

 

 

 Guy Peellaert, disparu le 17 Novembre à 74 ans, faisait parti de ces inconnus célèbres : à la fois peintre, graphiste, auteur de bande dessinée, photographe et affichiste, cet artiste belge avait en effet acquis une renommée mondiale dès les années 1970 en illustrant tour à tour le Rock et les légendes du Cinéma américain. Grand « faiseur d’images » au sens noble du terme, Peellaert crée un art avant-gardiste, ouvrant l’Europe aux concepts du Pop’art ou mettant en scène des héroïnes fières et délurées, illustration engagée des premières décennies de la liberté de la condition féminine.

 

 

Peellaert avait souvent mis ses talents de peintre au service du cinéma, avec les affiches françaises de Taxi Driver de Martin Scorsese (1976), L'Argent de Robert Bresson (1983), Paris, Texas (1984), Les Ailes du désir (1987) de Wim Wenders ou Short Cuts de Robert Altman (1993). Des choix très révélateurs de l’accent imposé par l’œuvre iconoclaste de l’artiste belge, qui illustrera également le générique de l’émission Cinéma cinémas, paraissant au début des années 1980.

 

 

 

 

 

 

 On trouvera sur ce lien une longue interview illustrée de l’affichiste, auquel je cède la parole :

 

http://www.bifi.fr/public/ap/article.php?id=122

 

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 18:31

 

  Né en 1942 et disparu prématurément le 04 Novembre 2008, Michael Crichton fut l’un des romanciers américains les plus médiatisés de la fin du XXème siècle. Féru de littérature, d’anthropologie, de médecine (il fut notamment diplômé de la Harvard Medical School) et de cinéma, Crichton, également scénariste, réalisateur et producteur, sut conjuguer ses diverses passions en une somme de best-sellers impressionnante. Géant de l’édition avec 150 millions d’exemplaires vendus dans le monde en 30 langues, il fut en effet l’homme derrière un genre tout entier, le techno-thriller, qui culmina avec l’adaptation par Steven Spielberg de son Jurassic Park  en 1992. Il est le créateur de la série Urgences en 1994.


 



 
Premier succès en 1969 avec La variété Andromède, roman racontant les ravages provoqués par un virus extra-terrestre, alors adapté au cinéma en 1971 par Robert Wise. S’ensuivront L’Homme terminal (1972 - la première greffe (ratée…) d’un cerveau électronique  sur un humain), les films Westworld (1973), Coma (1978), La grande attaque du Train d’or (1979) et Runaway l’évadé du futur (1984), que Crichton réalise lui-même, d’après ses propres connaissances scientifiques et son intérêt notamment pour l’histoire criminelle. Il écrit et scénarise la suite de Jurassic Park, Le Monde Perdu (hommage homonyme au roman de Sir Arthur Conan-Doyle, dont Le Parc Jurassique s’était inspiré librement), en 1995 ainsi que Twister en 1996 (film de Jan De Bont).












  Tous ses futurs romans seront ensuite portés à l’écran, autant pour leur grand pouvoir évocateur des maux contemporains (virus, manipulations technologiques ou génétiques, pouvoir des réseaux informatiques et du virtuel) que pour leur traitement multi-polaire (genres aventure, fantastique, science-fiction, policier, scientifique et ethnologique mêlés) : Le 13ème Guerrier (J. Mc Tiernan - 1999, d’après Les Mangeurs de Mort (1976)), Congo (1980, film en 1995 par Franck Marshall), Sphère (1987, film en 1998 par Barry Levinson), Soleil Levant (1992, film en 1993 par Philip Kaufman), Harcèlement (1993, film en 1994 par Barry Levinson), Prisonniers du Temps (1999, film par richard Donner en 2004). Les films demeurent de qualité fort inégale, mais aucun échec ne remis en cause la pertinence des romans de l’auteur, dont le degré de documentation impressionna souvent, aussi bien chez ses inconditionnels que chez ses détracteurs.
















 
Michael Crichton n’hésita pas en effet à appuyer sur des zones sensibles, voir à créer la polémique : les relations entre homme et femme dans le monde de l’entreprise (Harcèlement : le roman fit parler de lui, et le film encore plus, puisque ses affiches furent censurées dans le Sud de la France), les magouilles industrielles japonaises (Soleil Levant), les extrémismes écologistes et le non-dit sur le réchauffement de la planète (Etat d’Urgence - publié en 2005) ou les dérives de la nano-technologie (La Proie, en 2002). Dans son avant-dernier roman, Next (2007), il s’intéressait au statut de l’ADN, des manipulations génétiques et des problèmes éthiques qui en découlent. Un sujet qui dérange les chercheurs et les partisans des avancées de la recherche. Mais telle était la marque de fabrique de Michael Crichton. Qui prendra sa relève?








 
  Couvertures des romans et affiches des films de Michael Crichton se rejoignent sur bien des points : titres courts, inquiétants et énigmatiques, où pointent la noirceur du style thriller (le noir) et les doutes scientifiques (le blanc). L’homme (Adam signifie "rouge" en hébreux) y est placé comme cobaye à peine digne de sujet d’étude tandis qu’une menace tangible mais inconnue et indéfinie vient le menacer telle une Epée de Damoclès. Passé, Présent ou Futur se présentent comme autant d’espace-temps où l’homme ne joue qu’un rôle éphémère mais potentiellement cataclysmique. Dans la plupart des histoires de Crichton, il faudra bien l’habileté réunie de toute une équipe, femme en tête, et non d’un héros isolé, pour arriver à rétablir un fragile équilibre où la Nature doit garder une place primordiale. Un message sempiternel porté par un auteur par ailleurs impliqué dans la préservation des gorilles, espèce magnifiquement décrite dans son roman Congo (1980).

  Son dernier ouvrage, Final Day of Happiness, sortira en 2009 en librairies. Au Cinéma, ses personnages de Jurassic Park lui survivront dans un quatrième épisode tandis qu’un remake de Westworld est déjà annoncé…

 

 

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Published by Philtomb - dans News
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5 novembre 2008 3 05 /11 /novembre /2008 11:18

  Figure importante, voire incontournable dans le cinéma américain, le Président des Etats-Unis a été traité sous tous les angles : de la véritable légende héroïque au brûlot historique, en passant par l'analyse politique à la comédie la plus débridée, du plus sérieux au plus incongru. La filmographie évoquant la fonction est donc pléthorique.

 Sujet une nouvelle fois évidemment d'actualité puisque W. - L'improbable président, d'Oliver Stone sur le président sortant George W. Bush, vient de paraitre dans les salles (sortie France le 29 Octobre 2008), et que les Américains viennent d'élire de manière historique Barack Obama à la Maison Blanche le 05 Novembre 2008.

  Avec le film d'Oliver Stone,Josh Brolin offre une performance époustouflante dans le rôle titre, on est face à un événement inédit : le portrait d'un président encore en exercice. Le réalisateur a l'intelligence d'éviter la caricature trop facile et tente de cerner son personnage, ce que n’augurait pas nécessairement la campagne d’affichage, largement plus acide, réalisée par les studios Crew Creative Advertising.








 
 A tout seigneur, tout honneur : le président le plus symbolique de l'histoire des Etats-Unis est Abraham Lincoln. Le réalisateur qui lui a rendu le mieux hommage est une autre figure fondamentale du patrimoine cinématographique américain et mondial, à savoir John Ford. Ce dernier approcha le président mythique à plusieurs reprises, en particulier dans Vers sa destinée où il évoquait la jeunesse du grand homme en lui donnant les traits d'une jeune icône en devenir, Henry Fonda, dès 1939. D.W. Griffith en avait livré un premier biopic en 1930 (Abraham Lincoln), dont Steven Spielberg réalise actuellement une adaptation modernisée. Beaucoup plus proche de nous, mais s'inscrivant dans la même tradition que Ford, signalons le film à venir de Martin Scorsese, intitulé the Rise of Theodore Roosevelt (2010), évoquant un autre président légendaire. Icône vivante de l’Histoire américaine, le président représenté sur les affiches est une image d’Epinal du self-made-man : réunion de toutes les qualités morales et intellectuelles, l’homme en représentation ainsi placardé est une « légende imprimée ».






  Mais il existe une autre tradition autour de la Maison Blanche, celle du naïf qui va soudainement accéder à la responsabilité suprême. M. Smith au Sénat de Frank Capra (1939) en est l’exemple archétypal, où l'on prend un homme du peuple censément malléable (James Stewart), mais dont le bon sens va peu à peu prendre le dessus. Président d'un jour (Ivan Reitman - 1993) était également de cet acabit, où un sosie plein de bon sens endossait la fonction suprême... Les affiches tendront naturellement vers la comédie satirique ou le film social.

 
 



 Président pour rire


  Aux Etats-Unis, et sans doute plus qu’ailleurs, on peut s'amuser de la fonction suprême, comme le laisse donc deviner le dernier film d’O. Stone. Dans Le Président et Miss Wade, Michael Douglas tombait sous le charme d'Annette Bening sous l'oeil attendri de Rob Reiner (1995). Mais il peut figurer dans des blagues potaches, comme celles de Y a t-il un flic pour sauver le président ?, avec l'inénarrable Leslie Nielsen. Dans un registre plus mineur, Dennis Quaid livre une belle caricature de président idiot obligé de participer à une émission de télé-réalité pour booster sa popularité dans American Dreamz en 2006. Les affiches jouent ici le jeu du clin d’œil, soit en lorgnant du côté des codes travestis (les couleurs du drapeau américain ou la Statue de la Liberté par exemple) soit en se plaçant dans une optique détournée du sujet traité (le film romantique au lieu du film politique pour le film de Rob Reiner)







 
    Figure tourmentée ou controversée


   Le Président est souvent trouble, manipulateur, voir machiavélique dans le cinéma « récent » : on y verra un probable héritage empoisonné dû à la fois à l’assassinat de Kennedy (1963), à Richard Nixon et l’Affaire du Watergate (1974). Le film exemplaire, Nixon, qu'Oliver Stone lui consacrait en 1995 avec Anthony Hopkins, décrit de manière minutieuse les contradictions et les mensonges qui ont corrompu cet homme et ses deux mandats. L'incontournable Les Hommes du président d'Alan J. Pakula (1976) montrait déjà, sur le même mode méticuleux les sombres rouages qu'il avait mis en place à force de paranoïa pour protéger sa place. L'enquête sur le cambriolage du Watergate menée par Carl Bernstein (Dustin Hoffman) et Bob Woodward (Robert Redford) y était évoquée dans ses moindres détails jusqu'à la destitution de Nixon.







  Impossible de ne pas citer JFK (1991) d'Oliver Stone, interprétation historique fascinante autour de l'assassinat de Kennedy et l'enquête de Jim Garrison, procureur de la Nouvelle Orléans, interprété par Kevin Costner. Treize Jours de Roger Donaldson revenait en 2001 très précisément sur la crise des missiles de Cuba, au coeur de l'administration Kennedy.



 

 Robert Redford se prêtait à une critique assez bien vue des grands partis qui prenaient sous leur coupe un jeune élu idéaliste et le rompaient aux usages électoraux dans Votez McKay en 1971. Les primaires, épisode majeur de la campagne électorale aux Etats Unis, ont fourni le sujet de quelques œuvres intéressantes et souvent très instructives : Primary Colors de Mike Nichols en 1998, avec John Travolta en sosie de Bill Clinton et Emma Thompson en copie conforme d'Hilary et en 1992, ou Bob Roberts de Tim Robbins (1992).





 Dans Manipulations de Rod Lurie, auprès d'un Jeff Bridges président, Joan Allen faisait face au sexisme de l'affreux Gary Oldman, qui ne voulait pas la voir devenir vice présidente. Clint Eastwood a dépeint un président criminel, campé par un Gene Hackman glaçant dans Les Pleins Pouvoirs en 1997. La critique la plus acerbe (et la plus spectaculaire) d'un président en exercice vient bien sur de Michael Moore et de son Fahrenheit 9/11 en 2004. Ce film dénonçait la façon controversée dont George W. Bush s'est fait élire en 2000, sa manière de gérer le 11 septembre et sa désastreuse décision de s'engager dans une seconde guerre d'Irak.



 



 Les affiches promotionnelles suivront là encore la ligne de force inhérente à chacun des films précités : on notera l’importance du thriller politique, marqué par des couleurs sombres, la présence de la nuit, de visages tourmentés ou crispés, et des monuments américains donné comme enjeux des luttes intestines pour le pouvoir suprême. Un crime dans la tête (The Mandchurian candidate - J. Frankenheimer, 1962 et J. Demme, 2004) en est l’avatar type, où les questions de la vérité et de son contrôle sont les moteurs de l’intrigue.


 



  Le président, ce héros


  Le président peut également être un héros classique, parfois à la limite de la propagande et du ridicule, notamment dans le très efficace Air Force One de Wolfgang Petersen (1997), avec Harrison Ford. On se souvient aussi de Bill Pullman dans Independence Day de Roland Emmerich (1996), ou encore de Jack Nicholson, dans le très parodique Mars Attacks ! de Tim Burton (1996). Dans les films catastrophes, le président demeure un incontournable, à l'image de Morgan Freeman, un des premiers noirs à occuper le poste, dans Deep Impact (M. Leder - 1998).




 
  Les séries télévisées, enfin, ont livré des visions intéressantes du président américain. La première est l'incontournable A la maison Blanche qui a fort bien décrit les arcanes du pouvoir, avec un Martin Sheen qui prêtait son épaisseur, son charisme et son humanité à son personnage. Il est une sorte de président idéal. Geena Davis fut la première femme à occuper le bureau ovale, dans Commander in chief. L'exemple le plus révélateur est celui de 24 heures chrono dans les deux premières saisons. David Palmer, un homme afro-américain de grande valeur, accédait à la fonction sous les nobles traits de Dennis Haysberg.

 


  Parfois, la fiction peut annoncer une évolution historique… par le poids et l’influence médiatique des images qu’elle propose, notamment à une Amérique encore sous le traumatisme du 11 Septembre. On s’interrogera ainsi in fine sur la capacité du cinéma hollywoodien à se détacher de toute influence politique passée, présente ou future, y compris lorsqu’il plonge dans l’uchronie, en illustrant le (faux) assassinat de Georges W. Bush (Death of a President - G. Range - 2006). Probablement l'illustration littérale de l'atteinte la plus grave qui soit à l'image du dirigeant de la Nation : iconoclasme moral, physique et religieux, remettant en cause les valeurs profondes de la démocratie et de la Constitution Américaine.

 


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