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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 10:41

  Synopsis : Suite à sa dernière mission (Casino Royale) contre l'inquiétant financier surnommé Le Chiffre, James Bond est décidé à traquer ceux qui ont forcé la femme qu'il aimait, Vesper Lynd, à le trahir. En interrogeant Mr White, 007 et M apprennent que l'organisation à laquelle il appartient est bien plus complexe et dangereuse que tout ce qu'ils avaient imaginé... Dominic Greene, homme d'affaires impitoyable, est un des piliers de ce système. Au cours d'une mission qui l'entraîne en Autriche, en Italie et en Amérique du Sud, James Bond rencontre Camille, elle-même motivée par sa propre vengeance. L'agent 007 découvre que Greene manœuvre subtilement pour prendre le contrôle de l'une des ressources naturelles les plus importantes au monde, en manipulant la CIA et le gouvernement britannique...


 
 Suite directe du succès sans précédent pour la franchise que fut Casino Royale (sorti fin 2006, le film rencontra un vif succès à la fois public et critique, lui permettant d'engranger 600 millions de $ de recettes mondiales, soit le meilleur résultat au box-office enregistré depuis 1979), Quantum of Solace (Marc Forster - sortie France le 31 Octobre 2008) est le vingt-deuxième opus de la plus grande saga cinématographique, débuté en 1962 avec James Bond contre Docteur No (T. Young).

  Annoncé initialement pour Mai 2008, le film fut finalement repoussé au mois d'Octobre afin de permettre le bon déroulement des dix-huit mois nécessaires à la production. C'est le second film où Daniel Craig interprète le rôle de 007, dans une année phare qui voit en outre célébrer le centenaire de la naissance de Ian Fleming (1908 - 1964), le romancier britannique « père » de James Bond.


  Titre énigmatique annoncé officiellement le 24 Janvier 2008, Quantum of Solace est le titre d'une nouvelle de Fleming tirée du recueil Rien que pour vos yeux, paru en 1960. Traduite en français par « chaleur humaine », l'expression vient signifier le fait qu'une « dose de réconfort » est nécessaire dans toute relation pour que celle-ci est de l'avenir. Daniel Craig précise : « Bond a perdu cette partie humaine puisque son amie a été tuée, et il veut se venger afin de se réconcilier avec le monde. » Quantum est par extension devenu le nom de l'organisation criminelle découverte dans Casino Royale.



 

   Apparue le 02 Février 2008, l'affiche teaser présageait de la dureté exceptionnelle du scénario du nouveau film : l'ombre de James Bond, avançant menaçant sur une route bétonnée craquelée, comme pour signifier la mise en marche du processus irrésistible de vengeance du personnage. La promotion de Quantum of Solace fit visiblement pour ce film le pari d'une promotion plus réduite, moins couteuse et plus accès sur un message simple : la tonalité âpre de l'action et de l'affrontement psychologique entre les personnages prime sur toute surenchère visuelle. Ne subsistent que l'essentiel : un homme, une femme et leur volonté commune de destruction, dans une « traversée du désert » où le décor reflète leur cheminement et leur quête. L'aridité du désert est comme le miroir, le double, de l'âpreté des hommes et de leurs rapports : la moindre erreur, dans un tel environnement, sera fatale, alors que le danger est partout.





  La seconde affiche teaser (Advance Teaser Poster Style B), réalisée par les Studios Empire Design et parue début Juillet 2008, préserve cette identité visuelle en présentant fort justement le héros en reflet de l'ombre précédemment aperçue, dans une monochromie aux limites du noir et blanc. Le titre du film et la date y sont précisés, pour un logo qui est la continuité du jeu sur le titrage instauré avec les visuels de Casino Royale (voir sur ce blog : http://cine-l-affiche-en-plein-coeur.over-blog.fr/pages/Chapitre_3__Affiches_et_mythologies_publicitaires__007_ou_lexemple_du_heros_promotionnel_partie_4-402891.html), dont l'affiche reprend également la posture bondienne et l'habillage orienté action (la cravate dénouée étant cette fois-ci ôtée : voir les deux visuels ci-dessous).  On notera l'itinérance instaurée du personnage, de la droite vers la gauche, dénotant le caractère violent, froid et résolu du caractère de 007.






 Deux visuels, deux films, mais une seule approche...


  Etonnante affiche finale, enfin que, le visuel paru assez tardivement, fin Septembre 2008 (visuel qui apparu d'ailleurs comme illustration du packaging de la bande originale). Etonnant, de par la place similaire accordée à la James Bond girl et au héros, figurant ici bien un couple ayant la même volonté et parfaitement complémentaire. Leur marche en avant se fait toujours discrètement vers la gauche, tandis que leurs regards guettent d'éventuelles menaces invisibles, en hors-champ de chacun des bords de l'affiche. Etonnant encore, car la scène illustrée correspond immanquablement, dans l'œil du spectateur habitué depuis plus de quatre décennies au déroulement-type des aventures de 007, à la scène finale ! Base du méchant ravagée et en flammes, stigmates de la violence des derniers combats (ecchymoses, traces de coups et de griffures diverses, vêtements salis, etc.), arme encore au poing mais duo préservé in extremis... Clin d'œil visuel et jeu sur les mots, la chaleur du désert ici ressentie exprime la chaleur humaine renvoyée par des corps eux-mêmes échaudés par les derniers combats et par le feu de l'action. Tout renvoie à vrai dire aux finals des différents films de la saga, à ceci près que les personnages sont, comme on l'a vu, toujours aux aguets, en attente d'une suite potentielle et à de nouveaux conflits, plaçant de nouveau les personnages aux pieds du mur : on comprendra dès lors, l'illustration tardive de ce concept, notamment dans les traditionnelles affiches pantalon françaises montrant les principaux caractères en pied. On différenciera, enfin, ces visuels de ceux de Permis de tuer (J. Glen - 1989), où le personnage principal était déjà embarqué dans une vendetta personnelle...








  Est-ce à dire, déjà, et dans l'esprit des producteurs, que « Bond 23 », d'ores et déjà programmé pour 2011, sera de nouveau la suite directe de Quantum of Solace ? « Bond will return », comme il est de coutume à la fin de chaque générique, mais dans un monde ouvertement présenté comme toujours plus inhumain, dangereux et mortel.


Le site officiel du film :
http://www.quantumofsolace-lefilm.fr/

 

Se reporter au différentes pages proposée  ci-contre à droite
pour l'analyse complète des affiches des films de la saga.

 

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 10:42

  Double film événement de la rentrée, Mesrine : l’instinct de mort (Sortie France le 22 Octobre 2008) et L’ennemi public numéro 1 (Sortie France le 19 Novembre 2008) constituent un juste prolongement de la mode des biopics récemment accordés aux personnages ayant marqué le XXème siècle (de Piaf à Coluche et de Che Guevara à Georges W. Bush…. Voir article précédent sur ce blog.). Les deux films réalisés par Jean-François Richet s’attachent à retranscrire au plus juste la vie de Jacques Mesrine (incarné par Vincent Cassel), célèbre gangster français connu pour ses braquages et évasions largement médiatisés, qui sera finalement déclaré « ennemi public numéro un » au début des années 1970, puis abattu par la police et les hommes du commissaire Robert Broussard le 02 Novembre 1979 à Paris. Le premier film couvre la période allant de 1959 à 1972, et le second de 1972 à 1979 : neuf mois de tournages et quarante-cinq millions d’euros y auront été investis.

  L’affaire devient dès lors un mythe contemporain : son corps criblé de dix-neuf impacts de balles ayant été largement photographié, la mort de Mesrine fut le premier cas de remise en cause de la légitime défense vis-à-vis de la police, qui aurait ouvert le feu sans sommation. On rappelle toutefois à cette occasion un avertissement de Mesrine à Broussard : « Quand nous nous rencontrerons à nouveau, ce sera à celui qui tirera le premier. »

 




 

  L’affiche de ce premier opus donne lieu à un visuel relativement sobre, proche de l'esthétique de l'affiche du film réalisé en 1983 par André Génovès : le visage en noir et blanc de Vincent Cassel, braquant son arme vers le spectateur, se détache sur un fond noir. Le jeu des couleurs, par ailleurs très violent (le blanc et le rouge contre les gris et le noir), amène littéralement un univers du polar surexprimé. Roman ou film noir, récit ou huis clos policier,  présence de la nuit et du crime sont cependant ici recontextualisés d’une double façon : la coupe et les pattes de cheveux de l’acteur, ainsi que le rendu photographique (de presse) en noir et blanc précisent l’importance de l’univers médiatique des années 1970. Mesrine aurait-il pu être célèbre sans les médias ? Ceux-ci ont-ils contribués à forger en tout ou partie le personnage ? Voici deux questions vraisemblablement posées « en creux » par ce visuel, qui lorgne vers l’archétype du genre, à savoir celui de l’Inspecteur Harry (D. Siegel - 1971) où Clint Eastwood s’érige en cynique représentant de la loi. Il y apparait également comme le bras armé autoproclamé de l’Amérique hyper-violente des années 1970, soit un monde où les frontières entre le public et le privé, la police et la pègre, le pouvoir et la corruption, les médias et la parole sacrée, deviennent de plus en plus floues.




 Ce qui est donc troublant en vérité, c’est que l’affiche soit à la fois en miroir du Harry Callahan eastwoodien, du reste taxé de fasciste à sa sortie (on lira avec intérêt les sites suivants :  
http://eastwoodclint.free.fr/clint_harry/clint_harry01.htm et http://fr.wikipedia.org/wiki/Harry_Callahan_(cin%C3%A9ma)), et reprise d’une authentique photo de Mesrine, qui fut érigé à l’époque en icône du contre-pouvoir par une partie de la presse de Gauche. Cette photo fut publiée le 27 Juillet 1977 dans Paris Match, dont la une misait tout sur un Mesrine alors venu dénoncer publiquement l’inhumanité des conditions de vie au sein des Quartiers de Haute Sécurité dans les prisons françaises. Dernier détail et non des moindres : l’Instinct de mort est le titre du propre livre autobiographique de Mesrine, écrit en prison et publié en 1977. Le gangster y écrivait qu’on devenait criminel « soit comme d'autres deviennent curés, soit par vocation... ».

 



A gauche, le vrai Mesrine nargue les flics en se faisant photographier dans son repaire. A droite, Vincent Cassel, qui a grossi de 20 kilos pour devenir l’ennemi public nº 1.
© « Paris Match » / Wahib. Sources : Le Soir et Fabienne Bradfer.
 
 


  Travail sur la mise en scène, le film et l’affiche se subjuguent l’un à l’autre : l’ambiguïté du personnage est là, ainsi que le paradoxe de la mise en image de ses actes. Où finit l’apologie, ou commence l’hommage, quand débute le documentaire, où voir la fiction ? Le sens de la manipulation, in fine, se doit d’appartenir au réalisateur chevronné, autant qu’à la maitrise de son sujet... sensible. Avec Mesrine, icône du grand banditisme, c’est « l’image au poing ». en sur représentation.



 

 Pour aller plus loin… :

-        http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Mesrine : biographie de Mesrine sur l’encyclopédie Wikipédia.

 

-        http://www.mesrine-lefilm.com/ : site officiel du film

 

-        http://www.allocine.fr/film/anecdote_gen_cfilm=111809&page=1.html : L’instinct de mort, les secrets du tournage.

 

-        http://www.dvdrama.com/news-28943-cine-mesrine-l-instinct-de-mort.php et http://www.dvdrama.com/news-29829-mesrine-interview-jean-francois-richet.php : critique du film et longue interview du réalisateur.

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 19:26

  Coluche, l’histoire d’un mec (sortie le 15 Octobre 2008) est le titre d’un film-biopic, réalisé par Antoine de Caunes, qui retrace les vingt dernières années du célèbre humoriste, du Café de la Gare à sa fin tragique en 1986. Homme extrêmement populaire, des planches aux fameux Restos du Cœur (lancés fin 1985), et de la Radio (Europe 1) au Cinéma (il recevra en 1984 le César du meilleur acteur pour son rôle dramatique à contre-emploi dans Tchao Pantin de Claude Berri), mais également homme décrié, Coluche instaura un style à la fois provocateur et grossier, mais toujours tendre et juste. Chacune de ses apparitions télévisées était attendue avec grand plaisir par la France entière, complicité qui le poussera à se déclarer candidat officiel aux élections présidentielles de 1981.  Coluche donnera avant tout un nouveau visage à la télévision : plus de décontraction et un humour qui feront de lui, plus de vingt ans après sa disparition, un véritable mythe comique artistique, au même rang qu’un Louis de Funès, un Pierre Desproges ou un Pierre Dac.

 
 
 Peu étonnant, par conséquent, qu’un film vienne aujourd’hui restituer Coluche, sous les traits de l’humoriste François-Xavier Demaison.





 Que dire de l’affiche ?

 
  Tout d’abord que le genre biopic d’artistes ou de personnalités contemporaines trouve certainement une correspondance dans les adaptations françaises récentes que furent La Môme (Olivier Dahan - 2007) et Sagan (Diane Kurys), Sans arme, ni haine, ni violence (film de J.P. Rouve consacré à Spaggiari - 2008) ou les deux films, encore à venir, consacrés à Mesrine (J.F. Richet - 2008).

  Ces productions françaises ne font du reste que suivre une nouvelle vogue américaine également très riche (voir sur ce lien toutes les productions du genre à venir :
http://www.purepeople.com/12498-Depuis-La-Mome-c-est-la-grande-mode-des-biopics-en-France-Voici-tous-les-prochains-.html). Pour Coluche se posait donc la question d’un titre évocateur, non grossier pour rester grand public, et suffisamment illustratif d’un scénario que le seul nom de Coluche ne pouvait suffire à définir. S’ensuivirent une polémique et un procès soulevés par l’ancien producteur et imprésario de l’artiste, Paul Lederman, ce dernier prétextant que le titre-accroche « histoire d’un mec » lui appartenait à titre d’éditeur originel du sketch Histoire d’un mec sur le Pont de l’Alma. Lederman, dont le rôle apparait dans le film sous un nom modifié, se  verra finalement débouté le 14 Octobre par le Palais de Justice de Paris. Dans le cas contraire, tout l’affichage et le matériel de promotion publicitaire aurait dû être retirés et modifiés en catastrophe…

 

  Le film se présente donc comme une vision biographique moderne du personnage : le film n’est ni une hagiographie ni un réquisitoire, mais illustre les facettes humaines de l’humoriste, côté scène, dans la lumière, et côté sombre, dans les coulisses des drames personnels vécus à partir de 1981 (divorce, suicide de l’ami Patrick Dewaëre, dépression, drogue, etc.).  L’affiche se veut la traduction au plus juste de cette volonté de faire percer le clown blanc dans l’Auguste : titre blanc sur fond noir, silhouette aux couleurs vives (le jaune est la couleur des humoristes) et animées face à une salle sombre au public invisible, se résumant à un âtre noir inquiétant, lui-même opposé au faisceau blanchâtre du projecteur sur le sol. De dos, ombre portée dans un ultime salut d’un être dansant sur un pied aux frontières ténues des deux mondes : la vie et la mort, le dehors et le dedans, Coluche étant entre le côté cours et le côté jardin. Coluche incarne ici le mythe qu’il représente : un homme face à son Destin.

 


 
A l’instar du visuel créé pour La Môme, l’affiche de Coluche, l’histoire d’un mec, répond à une mode du film dit « crépusculaire », inspirée du visuel de Bill Gold pour Impitoyable (Cl. Eastwood - 1992) : on assistera, à chaque fois, aux derniers instants d’une histoire humaine personnelle, d’un lieu et d’une époque, où les soubresauts du héros, agité entre ombres et lumières, l’inscrivent de manière définitive dans la légende qui est la sienne.

 Coluche est fort justement de ce monde là, inscrit entre réel et imaginaire de la conscience collective.



Cf. dossier du site Allociné :

http://www.allocine.fr/film/anecdote_gen_cfilm=119023.html

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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 16:52

 



  Valkyrie
marque le retour du réalisateur Bryan Singer, deux ans après l’accueil mitigé de Superman Returns. Ce nouveau film marque la première association de Singer avec Tom Cruise, au sein du Studio United Artists repris par l’acteur/producteur.


 
  Au cœur de la seconde guerre mondiale, le colonel Claus Von Stauffenberg (Tom Cruise), de retour d’Afrique du Nord après  avoir été grièvement blessé (il perdra son œil gauche et sa main droite), rejoint une équipe de résistants. Leur objectif est la mise au point de l’Opération Valkyrie, un complot visant à assassiner Adolf Hitler pour installer un gouvernement d’opposition. Mais très vite, le jeune officier va devoir prendre les rênes de l’opération, et être désigné pour assassiner Hitler, le 20 Juillet 1944…


 
 Frappé de nombreuses polémiques, le tournage de Valkyrie a failli être interrompu plusieurs fois. L’appartenance de Cruise à la Scientologie a en effet été très mal vécue en Allemagne (où le film a été en partie tourné entre Juillet et Octobre 2007) puisque l’acteur y interprétait un héros de la Résistance, par ailleurs relativement mal connu du grand public en France notamment. Ces retards de tournage ont repoussé la sortie de nombreux mois, mais généré une attente immense. Le film est déjà l’un des favoris aux Oscars, tandis que sa sortie française est prévue pour le 28 janvier prochain.

 

 
  Enjeu scénaristique et visuel évident, le film devait essentiellement éviter de s’engager, dès ses premiers visuels publicitaires, dans une promotion par trop polémique : une opération compliquée par l’omniprésence des uniformes, insignes et croix gammées emblématiques du sinistre Troisième Reich. On se souviendra ainsi des critiques formulées à l’encontre du propos et de l’affiche (créée par O. Toscani) du film Amen de Costa Gavras en 2002 (voir sur ce blog : http://cine-l-affiche-en-plein-coeur.over-blog.fr/pages/Chapitre_2__Sexe_mensonge_et_publicite_partie_3-395779.html).  Par ailleurs, l’issue finale du complot étant connue de tous, la promotion du film consistait prioritairement à définir le genre d’appartenance du long-métrage : film historique, thriller d’espionnage, film de guerre ou serial d’action-aventures ? L’affiche teaser créée par les célèbres Studios BLT & Associates est de ce point de vue assez remarquable puisqu’elle conjugue en même temps qu’elle précise l’ensemble des ces impératifs.


 




 
 Première évidence, l’acteur star Tom Cruise se fond à la fois dans le contexte historique et l’équipe dont il est le membre déterminant : le portrait de l’acteur n’envahit pas l’ensemble du visuel, comme ce fut le cas sur quantité de ces films précédents (Né un 4 Juillet, Mission Impossible, Vanilla Sky, Minority Report, etc.). La construction de l’affiche repose sur une conception géométrique froide qui réaffirme l’arrière-plan dictatorial : la flèche (en forme de V inversé) des comploteurs vient ainsi indiquer une « ligne rouge » mortelle qui semble s’insinuer dans le plan architectural de la Tanière du Loup (surnom donné au QG d’Hitler alors situé à Rastenburg en Prusse Orientale, lieu transformé  depuis en mémorial). Les couleurs employées (blanc, gris, noir et rouge) traduisent idéalement un film daté historiquement parlant, et permettent un  accès visuel signifiant aux codes référents du thriller/espionnage, sans parler des connotations fascistes évidentes. La fameuse « ligne rouge » se contente ainsi d’amorcer furtivement l’idée d’une croix gammée sans toutefois l’illustrer, et beaucoup plus de centraliser l’équipe autour d’un « cerveau » qui est bien le personnage de Tom Cruise (la ligne allant de son nom à sa tête).

 

 


 On remarquera, dans ce processus « identificatoire » que la ligne graphique de l’affiche réinvesti à la fois le film de guerre et un genre « plus léger », affilié au serial et à la comédie policière, situé quelque part entre l’esprit d’équipe d’un épisode de la série Mission Impossible et celui des Douze salopards (R. aldrich - 1967). L’influence de ce dernier film sur Valkyrie est notable, notamment en ce qui concerne la dramaturgie générale des personnages (tous embarqués dans une mission sans retour) et fort justement l’affiche, celle concoctée par le graphiste Franck Mc Carthy misant justement tout sur la sauvagerie de l’action et l’héroïsme forcené d’une équipe lancée en « V  » (victorieux ?) contre le système nazi tout entier ! La différence fondamentale entre les deux visuels viendra prioritairement de la retenue des caractères : dans Valkyrie, point d’armes à feu ni d’attitudes de combat, mais une froide détermination en « marche », ajustant son pas sur un Von Stauffenberg s’avançant vers nous (la cible réelle du film ?) les poings et la mâchoire serrée…

 



 
 On aura cité plus haut le genre policier comme point d’identification : précisons ici un lien à la fois de « corps » et « d’âme » avec le film Ocean’s Eleven et ses suites (S. Soderbergh - 2002 ; le film étant le remake de L’Inconnu de Las Vegas de Lewis Milestone (1960) ; voir sur ce blog l’analyse des affiches respectives : http://cine-l-affiche-en-plein-coeur.over-blog.fr/pages/Chapitre_5__Les_genres_a_laffiche__stereotypes_et_nouveautes_partie_2-410903.html). L’affiche de Valkyrie en reprend là aussi la totalité de la charte graphique : couleurs référencées, ligne rouge, équipe en marche et formée en « v », silhouettes sombres.

  Différence « fondamentale », la base sur laquelle porte les pieds des personnages sera blanche dans la série des Ocean’s, venant en traduire la tonalité de comédie policière, et sera à l'inverse  noire dans Valkyrie. Le spectateur en déduira un film à l’atmosphère plombée et funeste, où les héros sont littéralement mis au « pied du mur » par l’Etat policier qui s’offre à eux en un arrière-plan vertical. Cette verticalité du lieu d’action-cible semble par ailleurs écraser psychologiquement et physiquement l’équipe de Von Stauffenberg, finalement réduite à agir pour échapper au pire, et donc à abattre le Mal à sa racine (l'étymologie du mot "Walkyrie" signifiant justement "choisir les abattus") : un aspect qui sera bien l’un des plus attendus du film de Bryan Singer, et que les affiches finalisées devraient particulièrement mettre en valeur dans les semaines à venir.

 

  Pistes complémentaires :

 Site officiel américain du film :  http://valkyrie.unitedartists.com/

 Claus Von Stauffenberg et le "complot du 20 Juillet" : http://fr.wikipedia.org/wiki/Claus_Schenk_von_Stauffenberg

Images des Actualités Françaises (INA) : http://www.dailymotion.com/video/x2wwrn_attentat-contre-adolf-hitler-le-20_politics

 
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Published by Philtomb - dans Décrypt'affiche
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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 09:41

 


 L'acteur de légende, réalisateur, producteur et entrepreneur féru de courses automobiles Paul Newman est disparu des suites d’un cancer, le Samedi 27 Septembre, à l'âge de 83 ans.



 
Rendu célèbre, outre son fameux regard bleu acier, par quelques soixante rôles de théâtre et de cinéma, dont son interprétation de Butch Cassidy aux côtés de Robert Redford en 1969, Paul Newman restera l’un des meilleurs représentants du mythique Actor’s Studio de New-York.

 

 


 
Il avait triomphé en l'espace de quelques années dans des films aussi divers que La chatte sur un toit brûlant en 1958 (R. Brooks) avec Elizabeth Taylor ou encore Exodus (Otto Preminger - 1960). Contrairement à Marlon Brando ou James Dean et à leurs personnages de rebelles aux yeux doux, les héros incarnés par Paul Newman ont toujours été marqués par une gentillesse de fond, confirmée par un regard à la fois magnétique et mélancolique sur le monde.

 


 
Nommé à dix reprises aux Oscars, il avait raflé la statuette dorée du meilleur acteur en 1987 pour son interprétation d'Eddie Felson, ex-champion de billard, dans La Couleur de l'argent de Martin Scorsese, et deux autres Oscars, l'un en 1986 en hommage à ses "performances mémorables" à l'écran, l'autre en 1994 pour son action caritative. Il s'était illustré pour la dernière fois aux Oscars à l'occasion de sa nomination dans la catégorie du meilleur second rôle pour le film Les sentiers de la perdition de Sam Mendes en 2002.

 




 
 
 Aussi à l'aise dans des comédies (L'Arnaque de George Roy Hill en 1973) que dans des drames (Le plus sauvage d'entre tous de Martin Ritt (1963)), hors-la-loi ou policier, avocat alcoolique ou prix Nobel de littérature, arnaqueur ou homme d'affaires honnête persécuté par une journaliste irresponsable, Paul Newman incarnait une certaine image de l'Amérique. Sa carrière est marquée par des collaborations avec certains des plus grands cinéastes du dernier demi-siècle, d'Alfred Hitchcock (Le rideau déchiré - 1966) à John Huston (Juge et hors-la-loi et Le piège - 1972 et 1973), en passant par Robert Altman (Quintet -1979), Arthur Penn (Le gaucher - 1958), Otto Preminger, Scorsese et les frères Coen (Le grand saut - 1994). Elizabeth Taylor, Lauren Bacall, Tom Hanks, Tom Cruise ou Kevin Costner ont compté au nombre de ses partenaires. On retiendra également de lui  ses prestations remarquables dans Luke la main froide (S. Rosenberg - 1967) ou La Tour Infernale (J. Guillermin - 1974).




 



Acteur engagé, il avait joué également un rôle important dans le Mouvement pour les droits civiques, participé à certaines campagnes du Parti démocrate et pris part à des conférences pour le désarmement nucléaire.

 

 




 Il avait lancé dans les années 1980 une ligne de produits alimentaires, incluant biscuits, vinaigrettes et sauces spaghetti à son effigie. Ces bénéfices lui avaient permis de financer des organisations caritatives, notamment un camp de vacances pour enfants atteints du cancer. 
 
A 80 ans passés, Paul Newman était toujours très demandé. Il avait remporté un Emmy Award et un Golden Globe pour le drame de 2005 sur la chaîne américaine HBO, Empire Falls, et avait prêté sa voix à une voiture de 1951 dans le film à succès de Disney/Pixar,  Cars (J. Lasseter - 2006),  réaffirmant ainsi une dernière fois son incommensurable  passion pour les sports automobiles.

 

 
 Les affiches des films de Newman traduisent à la fois une diversité de rôles et de tons impressionnante, et la présence physique de l’acteur, dont le profil est repris en gros plan sur quantités de visuels. Regard observateur et silencieux, parfois charmeur mais souvent dubitatif ou désenchanté, Paul Newman y figure le contexte engagé et contestataire des années 1960 et 1970 : deux décennies particulièrement marquées par les enjeux financiers et politiques, et auxquels Newman répondra par un jeu oscillant sans cesse entre critique désabusée, anti-autoritarisme et pure rébellion.


 

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Published by Philtomb - dans News
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18 septembre 2008 4 18 /09 /septembre /2008 20:42

Synopsis : El Bola est un garçon de douze ans prénommé Pablo, élevé dans une famille taciturne et sordide. Honteux de ce contexte familial, il évite la communication réelle avec ses camarades de classe, et préfère se livrer avec eux au jeu extrême de « la bouteille », consistant à attraper l'objet placé sur des rails au moment fatidique du passage du train.. Grâce à l'arrivée d'un nouvel élève dans son école, il découvre l'amitié et une famille où la communication et l'amour prédominent. Il a alors le courage d'accepter sa situation et de l'affronter.

 


  El Bola (Achero Manas- 2001) est d'abord un reflet profond, quasi intime, du jeune cinéma espagnol des années 90, doublement issu de la période de libération morale et culturelle ayant suivi la mort de Franco en 1975, et de l'impulsion de l'œuvre de Pedro Almodovar. Cette Movida est toute entière derrière El Bola, premier film du madrilène A. Manas, dont l'esthétique proche du documentaire, et bien sur la thématique forte (l'enfance maltraitée) mais filmée avec retenue et pudeur, lui vaudront d'être multi-récompensé (4 Goyas 2001, European Film Award, Prix OCIC de San Sebastian, etc.).


 




 Sans rien connaitre du film, que nous disent les affiches ? L'affiche espagnole originelle s'enrichira de la mention des prix reçus mais demeure un modèle de simplicité graphique. C'est d'abord un visage d'adolescent très dur, coupé en deux, aux teintes délavées, à la violence encore relevée par la trace de coups et un pansement au dessus de l'œil. Un appel aux sens du spectateur puisque ce visage apparait immédiatement comme celui d'une photo issue du genre documentaire, quelque part entre une photo d'identification judiciaire type et un portrait de la jeunesse délinquante. Le résultat inconscient fourni la même donne : un sentiment d'isolement, de violence latente, de maturité forgée dans l'adversité quotidienne, caractère que l'on rapprochera ici de la notion d'enfermement psychologique, puisque les rares couleurs (noir, blanc et jaune/vert) nous ramènent encore à l'univers glauque et froid du carcéral. On déduira du titre énigmatique mais brisé, cassé et instable, que cet « El Bola » et ce visage dur ne font qu'un : une boule au fond de la gorge, ou un renfermement sur soi, dans un cercle vicieux social ou familial instauré comme un piège infernal...

 
  A ce stade de la réflexion, on serait tenter de se remémorer des affiches « voisines », celles où un adolescent semble y affronter une solitude désespérée : Le Kid (Ch. Chaplin - 1921), Les Quatre Cents Coups (F. Truffaut - 1959) ou L'enfance nue (M. Pialat - 1967) en sont de parfaits exemples, qui permettent à l'évidence de cerner la dramatique thématique de la maltraitance infantile, « symbolisée » sur l'affiche par la mention discrète du logo de l'Unicef.










   L'affiche française devient plus explicative mais préserve sa construction de base : teintes froides et chaudes se répondent sur une logique chromatique inhérente au polar. La typographie du titre se modifie mais conserve sa connotation de dureté et de violence semi-documentaire qui peut d'ailleurs suggérer de fausses pistes (s'agit-il d'un enfant des favelas ou de la description d'un milieu mafieux pré-adolescent ?). On remarquera l'effet « machine à écrire » de l'accroche explicative, teintée de rouge, qui suggère autant une explication du titre (de l'enfant à son secret...) qu'un renforcement de la connotation socialisante (la machine à écrire évoque l'écriture du scénario, la nervosité des « caractères », la déposition d'un témoignage ou d'une plainte, etc.). El Bola est un coup sanglant porté au visage (au niveau du front), qu'il vient heurter et traverser visuellement alors même que celui-ci est amputé de sa partie droite (le sens positif en esthétique visuelle). Outre un arrière plan totalement flou et dénaturé, il y a donc un double jeu de miroirs brisés entre le texte et l'image : si l'un et l'autre sont censés se répondre, s'expliquer, se correspondre au premier abord, on remarquera surtout que tout, en vérité, les oppose. La chaud contre le froid, la multiplicité contre l'unicité, le décrit contre le contenu (visage fermé), le surnom El Bola contre la véritable identité sociale...






  L'affiche récente du film La Zona, propriété privée, paru en 2008 (voir l'étude sur ce blog : http://cine-l-affiche-en-plein-coeur.over-blog.fr/article-19077916.html) offre un parallèle troublant à celle française d'El Bola : même construction de l'image, même visage coupé verticalement, même teintes, etc. Les deux films abordent notamment la notion d'espace, de frontière et de délimitations du cadre de vie, obstacles de la ville et de la société ici opposés à la liberté naturelle du jeu et de la vie des adolescents.

 
 Toute l'habileté du film d'Achero Mañas, on l'a dit, est d'avoir choisi, afin d'éviter tout didactisme ou sensationnalisme, de montrer le drame d'El Bola de l'extérieur, en ne nous révélant que progressivement son terrible secret. Le drame préexiste au film dès l'affiche et la mise en scène va en quelque sorte s'en faire le révélateur, se contentant de lever progressivement le voile en distribuant un certain nombre d'éléments de signification dans le récit, créant par là un véritable suspense ou hors-champ.

 
 L'affiche décryptée comporte par conséquent toute une série d'indices qui correspondront immanquablement à ceux du film : ils interviennent comme autant d'exercices actifs de compréhension et de déchiffrement du (futur) message filmique qui, pour irréductible qu'il soit à une seule interprétation, ne se prêtent pas moins à une ou plusieurs lectures en fonction du thème choisi. On en déduira toutefois une mise en œuvre particulièrement significative du point de vue de la violence implicite contenue dans le film : dès le titre, un lettrage déchiré, comme un récit endeuillé ou interrompu, ou comme une enfance instable et violentée, à laquelle on aurait ôté toute envie de sur-vivre... L'affiche instaure en vérité un climat de « cruauté mentale » plus que de violence psychologique : elle installe la prééminence d'un impact émotionnel choquant (littéralement et dès le visuel, un « coup d'El Bola ») qui ne nous quittera pas avant la dernière image, comme une itinérance crescendo, d'une image muette à une autre parlante (le plan de la dernière scène du film, celui de la confession de l'enfant, donne la clé visuelle de l'affiche), permettant aussi et enfin de dépasser le non-dit.



 Pistes complémentaires :


 dossiers pédagogiques :


- http://www.cndp.fr/actualites/question/elbola/accueil.htm


- http://www.abc-lefrance.com/fiches/elbola.pdf


- http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/58944812/0/fiche___ressourcepedagogique/&RH=1163345011890

 

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 17:04

Mamma Mia! est à l'origine une comédie musicale écrite en 1999 par la britannique Catherine Johnson, basée sur les chansons du groupe ABBA. Elle inclut des succès comme : « Super Trouper », « Dancing Queen », « Thank You for the Music », « The Winner Takes It All », « Mamma Mia » et « SOS ». Il en est tiré en film en 2008 (Ph. Lloyd - sortie française le 10 Septembre 2008) autour d'un casting prestigieux.

 L'histoire tourne autour de Sophie et sa mère, Donna. Sophie est sur le point de se marier et veut que son père remplisse son rôle de père pour le mariage. Seulement elle ignore qui est son père parmi trois anciens amants de sa mère...







 La campagne promotionnelle américaine est réalisée par les Studios Creative Partnership, qui livrent des visuels aux limites du kitsch et de la fausse comédie mièvre. Là où tout se gâte, c'est dans l'adaptation française qui retranscrit l'accroche en un "Le 10 Septembre 2008, vous êtes conviés à un mariage que vous n'êtes pas prêts d'oublier."... 




  Rien de dérangeant à priori, sauf qu'une coquille s'est belle et bien glissée dans la phrase puisque le mot "prêts" aurait dû être orthographié "près", pour retranscrire dans une grammaire enfin digne de l'Académie Française la locution "n'être pas près d'oublier" (cf. ce lien : http://grammaire.reverso.net/2_1_77_pres_pret.shtml). Un contresens léger mais une erreur grammaticale ("prêt à oublier" et non "prêt d'oublier" dans tous les cas) plus lourde de conséquences. Une erreur rarissime qui ne devrait pas provoquer la réimpression en catastrophe des affiches, la sortie du film étant aujourd'hui, mais une erreur de suivi promotionnel qui étonne et fera certainement date, pour le bien ou le malheur de la publicité du film... 
 
 Voici une affiche que personne ne sera prêt... près d'oublier !

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 13:31

  Bonne rentrée à tous !

 Les documents vidéo abordant la question des affiches de films sont extrêmement rares, mais ils existent ! En voici quatre différents, qui aborde le sujet sous des angles variés...

 Une fois n'est pas coutume, passons de l'autre côté du miroir avec cette interview vidéo (en Anglais) de Gavin Berliner, designer et affichiste hollywoodien réputé dans la création d'affiches visagistes (têtes aériennes et/ou en gros plans).



 
 Déjà signalée sur ce blog, une vidéo de présentation des enchères Drouot (Juin 2008) :
(
http://video.google.fr/videoplay?docid=-6746662258009339241&ei=6GzCSKTaBoum2gKh89HBBQ&q=affiches+de+films&vt=lf&hl=fr)




 
  A l’occasion du Premier Festival du film francophone d’Angoulême (http://www.filmfrancophone.fr/), la Cité Internationale de la Bande Dessinée et de l’Image présente jusqu’au 26 octobre 2008 une exposition d’affiches de films illustrées par une vingtaine d’auteurs de bande dessinée (Bilal, Druillet, Moebius, Reiser, Tardi, etc) à la demande de réalisateurs ou producteurs admiratifs de leur talent.





 
 Documentaire (en Anglais) sur l'affichiste américain Drew Struzan.



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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 10:08

 Attendues ou non, classiques ou novatrices, mais toujours attirantes, surprenantes, inquiétantes : voici donc une sélection de quelques affiches (essentiellement américaines) de films dont la promotion a débuté un an, voir un an et demi avant la sortie annoncée du long métrage.























 


















  Finissons cette galerie par les seules images, justement les affiches, dont nous disposons à cette heure concernant le prochain film de James Cameron, Avatar (sortie programmée en Mai 2009 à l'origine), dix ans après Titanic.

  Jouissant d'un budget de 190 millions de dollars, le nouveau film  se compose d'un casting regroupant, entre autre, Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver et Michelle Rodriguez
.
  Si sa sortie, initialement prévue en Mai 2009, a été repoussée de sept mois (voir la modification apportée aux second et troisième visuel ci-dessous), le metteur en scène commence à en parler (très légèrement) :
"ce film sera composé à 60% d'animation basée sur un tout nouveau processus de Performance-Capture, et à 40% d'images réelles avec de nombreux effets visuels. Avatar représente le plus grand challenge parmi toutes mes précédentes réalisations."

  Selon le réalisateur, un film réussi se base aussi avant tout sur une bonne histoire, en sachant très bien que la majorité des spectateurs verront le film dans des salles non équipées pour une projection en 3-D.

  Nous rappellerons au passage que ce film se concentre sur une exploratrice chevronnée, devenant le mentor d'un Marine blessé et l'aidant à conduire son peuple, au cours d'un conflit galactique total...

 Les rares affiches disponibles sont étrangement proches de celles du remake du Jour où la Terre s'arrêta de 1951 (R. Wise), avec Keanu Reeves dans le rôle clef. (Sortie en Décembre 2008 : cf. http://www.cinemovies.fr/fiche_film.php?IDfilm=15013).







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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 13:52

 

Le héros et son créateur, Bob kane, en 1989 sur le tournage du film de Tim Burton.



  Bat-man, l'homme chauve-souris, est ans doute l'un des plus prestigieux (et lucratif) personnages de Bande Dessinée (et plus particulièrement des comics américains de l'Age d'Or) créés au XXème siècle. Imaginé par Bob Kane et Bill Finger, il est lancé en Mai 1939 au sein de Detective Comics, l'un des nombreux magazines bon marché publié par DC Comics pour une jeunesse alors très friande de « pulps fictions » et de « serials ». Batman est inspiré des différents héros de l'époque : Zorro, Sherlock Holmes, The Phantom, The Shadow, Le Frelon Vert et Dick Tracy pour les plus emblématiques.

 
 

 




 Enfant, le futur milliardaire Bruce Wayne voit ses parents sauvagement assassinés dans les rues de Gotham city sous ses yeux. Il décide alors de combattre le crime, à la seule force de son intelligence, de ses capacités physiques et d'une technologie de pointe, aidés par son valet Alfred et par un autre orphelin qui deviendra Robin. Parmi leurs ennemis, le célébrissime Joker, mais aussi Catwoman, Le Pingouin, Double-Face, Poison-Ivy, l'Epouvantail ou le Chapelier Fou, soit une vaste galerie de personnages sous une double personnalité, tous meurtriers psychopathes, sadiques et cruels,  aux limites de la folie mais qui peuvent aussi être « lus » comme les reflets de leur époque. Batman est un mythe, synthèse d'une histoire individuelle et de l'Histoire, malmené entre complexe Œdipien et incarnation littérale du Diable.

 
 Batman est bien sur un (faux) super-héros emblématique de l'univers nocturne : surgissant de nuit de la Batcave (son repère secret sous le Manoir Wayne), habillé de noir, agissant dans les ruelles glauques d'une ville sale et corrompue (inspirée doublement de Chicago et de New-York pour son architecture), côtoyant continuellement la pègre des bas-fonds tout autant que les vices de la haute société : froid et sans merci, il est le Dark Knight. Il n'est pas pour autant doué de supers pouvoirs, ce qui le différencie fondamentalement de Superman ou Spiderman.

 
 Pour un graphiste ou un scénariste, Batman est sans doute une bénédiction, tant son univers est riche et tant la confrontation psychologique entre l'ombre et la lumière y est permanente, mais évitant de tomber dans une vision par trop manichéenne. Cet univers est porté à l'écran (télévision et cinéma) sous différents aspects  depuis 1943. On ne consacrera cette analyse qu'aux films parus depuis 1989.

 



 En 1989, donc, et contrairement à l'attente des fans, c'est Tim Burton qui est embauché par la Warner Bros. Celle-ci est enthousiaste devant ses précédents Pee-Wee's Big Adventure (1985) et Beetlejuice (1988) et le suit sur l'idée principale de transposer à l'écran la noirceur réintroduite dans le personnage par The Dark Knight Returns, roman graphique (graphic novel) novateur dessiné par Frank Miller en 1986. Une esthétique fondamentalement adulte, sombre et violente, également retraduite dans les deux films signés Burton, par la musique de Dany Elfman et les décors impressionnants d'Anton Furst qui concevra également gadgets et véhicules (Batmobile et Batwing en tête...).

 
 

 Pour les affiches de son premier film (Batman - 1989), Burton se tourne vers les studios B.D. Fox Independent, rendus alors célèbres pour leurs campagnes promotionnelles sur La mouche (D. Cronenberg - 1986) et Robocop (P. Verhoeven - 1987). Lancé par la Warner elle-même deux mois avant la sortie du film (programmée pour le 23 Juin 1989), le logo-titre Batman (noir et jaune) envahit murs, tee-shirts, casquettes, tasses, bracelets et jouets. L'affiche teaser indique uniquement la date de sortie, puis et naturellement complétée dans la version internationale par le titre nominatif et le duo d'acteurs vedettes. Aucun visage, aucune scène d'action afin d'attirer un public curieux, qu'Internet n'abreuvait pas encore d'images ni d'informations...

 
 










 Le triomphe de ce premier opus (400 millions de dollars de recettes mondiales) permet à Burton d'envisager un tournage dantesque trois ans plus tard dans Batman, le défi (Batman Returns - 1992) : spectaculaire et ténébreux, ironique et méchant, étrangement émouvant et mélancolique, le film est un chef-d'œuvre stylistique annoncé cette fois ci à grands renforts d'affiches fleuves pour introduire le nouveau casting de « méchants ». Après des affiches teasers traditionnelles (dans une version froide de l'affiche  noir et or première mouture), les plus grands designers livrent leurs concepts : John Alvin et Diane Reynolds-Nash illustrent tour à tour des visuels où apparaissent personnages, décors et véhicules, tandis qu'émergent de la nuit glaciale de Gotham les premiers posters characters sheets, affiches destinées à promouvoir individuellement les personnages de la saga (sur une mode inspirée... des feuilles de personnages de jeux de rôles !). C'est la version de l'affiche par John Alvin, avec les trois visages en colonne, qui sera ensuite déclinée à l'international.

 














 En 1995, Burton ne souhaitant plus poursuivre l'aventure, la Warner confie la destinée de Batman Forever au réalisateur controversé Joel Schumacher (ami validé par Burton toutefois), qui décide de concevoir un opus grand public et plus tourné vers la jeunesse, directement inspiré des tons colorés des comics des années 1940. Le point faible principal du film est sans doute la surabondance de personnages, puisque, outre Batman lui-même (avec Val Kilmer en nouvel interprète titre), le film introduit pour la première fois Robin, et oppose le duo à trois adversaires de taille. En découlent des visuels surchargés et diversement colorés (une teinte pour un caractère) que l'affiche internationale (pourtant signée de John Alvin) se contentera « d'empiler » plastiquement parlant.

 







 En dépit de vives controverses critiques, Batman Forever est un succès financier qui met donc en chantier une suite en 1997 : Batman & Robin. En dépit de veines tentatives, le film est un désastre artistique quasi-total, que ne sauvent ni un casting de plus en plus élargi (introduisant Batgirl et Arnold Schwarzenegger en supervilain...) ni un Georges Clooney suppléant au départ de Val Kilmer. Les affiches traduisent le naufrage plastique et stylistique de l'opus, véritable débauche de mauvais goût y compris pour les fans de la saga.

 
 Après une série d'échecs pour les différents projets visant à ressusciter Batman à l'écran après 1997 et échec commercial de Batman & Robin, le réalisateur Christopher Nolan et le scénariste David S. Goyer commencent à travailler sur un nouveau film au début de 2003, visant à une tonalité plus sombre et plus réaliste. L'objectif est d'amener le public à apprécier la dualité Batman/Bruce Wayne tout autant qu'à renouer avec les origines profondes du personnage.











 A l'instar de la production, les travaux promotionnels s'installent donc sur de nouvelles bases, plus proches des récents romans graphiques que des pulps originels. Cet univers sombre et désenchanté est parfaitement illustré conjointement par les Studios Intralink Film Graphic Design et Vox and Associates qui conçoivent en 2005 une série de visuels forts et intrigants pour le nouveau Batman Begins. Le premier studio produit la première affiche teaser : une silhouette batmanienne sur fond brumeux ocre et sépia, qui donnera le rendu mystérieux de toutes leurs futures affiches. Vox and Associates imaginent quant à eux une vue du super héros en noir et blanc dans la batcave, environnée de chauves souris, un élément clef repris par la suite pour les autres concepts. A noter, l'apparition d'affiches teasers internationales « personnalisées » en fonction des capitales de chaque pays (un nuage de chauves souris autour d'un élément architectural patrimonial : deux exemples ci-dessus), selon une mode récemment ouverte par les blockbusters à dominante environnementale (Le jour d'après - R. Emmerich - 2004 ; Je suis une légende - F. Lawrence - 2007) et probablement directement inspirées des scènes de d'Armageddon (M. Bay - 1998) ou de Deep Impact (M. Leder - 1998). On constatera par là même que la production sut jouer sur tous les genres (Fantastique, Horreur, Science-Fiction, Aventure, Catastrophe, ...) pour attirer un public le plus large possible, ceci en dépit de la noirceur réaliste annoncée.

 



 Succès phénoménal, Batman Begins relance la licence durablement à tous points de vue, réintroduisant d'office la totalité des grandes figures du panthéon imaginé par Bob Kane. En 2008, l'annonce attendue de la recréation du fameux supervilain (le sinistre Joker) est l'occasion d'une débauche de moyens et d'imagination plastique : se succéderont, de Juin 2007 à Août 2008 (date de sortie le 18 Juillet aux USA, le 21 Aout en France), pré affiches, sites internet (
http://www.whysoserious.com/ et http://thedarkknight.warnerbros.com/), affiches internationales et affiches détournées (barbouillée de rouge par le Joker) qui introduiront également le super méchant suivant, à savoir le procureur Harvey Dent/ Double-face. 3 studios se partageront la conception promotionnelle  : Intralink Film Graphic Design, Crew Creative Advertising et BLT & Associates (ces derniers notamment pour les affiches internationales finales). Contrebalançant les teintes ocres et sépias de Batman Begins, la campagne opte cette fois-ci pour l'univers froid et glacé (bleu et blanc) de la nuit de Gotham...

 



  La production dut faire face en outre en Janvier 2008 au décès du comédien Heath Ledger (interprète du Joker) et au dilemme consistant à lui rendre hommage sans avoir l'air de profiter de sa disparition. Dans l'idée de C.Nolan, « le Joker est LE méchant suprême. Il est une icône au même titre que le Chevalier Noir (...) Fidèle au ton que nous avions établi dans Batman Begins, nous avons décidé que ce Joker serait, en dépit de son surnom, un homme plutôt sérieux. Nous sommes partis de l'idée qu'il incarnait l'anarchie et le chaos à l'état pur, qu'il n'avait d'autre but que de détruire pour le seul plaisir de détruire, et qu'il était par là même totalement insaisissable... et passablement terrifiant. ». Rappelons ici que ce personnage fut selon Bob Kane inspiré à l'origine par le comédien allemand Conrad Veidt (1893-1943), notamment dans sa prestation pour L'Homme qui rit (P. Leni - 1928) à l'affiche troublante...

 


 C'est véritablement sur Internet que la promotion atteint des sommets historiques ; qu'on en juge avec la liste suivante...

   


  En mai 2007, les studios Warner Bros ouvrent un site officiel pour le film. Peu de temps après, une deuxième page sur la campagne politique du personnage Harvey Dent, I believe in Harvey Dent, est ajoutée au site. Pour assurer le bon lancement du film à sa sortie, Warner Bros a fait appel à la société 42 Entertainment, spécialisée dans la publicité virale.

  Le 27 juillet 2007, cette compagnie lance un nouveau site mettant en avant le pire ennemi de Batman, le Joker. On y découvre une nouvelle photo du Joker, des rapports de police ainsi que son fameux rire. Ce site, WhySoSerious.com (voir adresse plus haut), dévoile par la même occasion le premier teaser du film.

  



  Quelques jours après l'ouverture du site Whysoserious.com, le site est remplacé par Rent-a-clown.com. Ce nouveau site est à nouveau centré sur le clown du crime. Le Joker propose de louer pour des fêtes un des 139 clowns en photos (
http://www.rent-a-clown.com/default.aspx?p=2). Ces clowns sont en fait les participants au jeu de piste qui a eu lieu quelques jours auparavant à la convention du Comic-Con, célèbre réunion de fans de comics à San Diego. Fin Octobre, le site Whysoserious.com dévoile une nouvelle photo du Joker. Un nouveau site, Rorysdeathkiss.com, dédié au Joker ouvrira par la suite (http://www.rorysdeathkiss.com/).

 





 
 Fin novembre, les sites viraux se multiplient. Il est ainsi possible de poster un message au candidat Harvey Dent sur son site We are the answers (
http://www.wearetheanswer.org/), pour dénoncer les policiers corrompus de Gotham City. Le propre site de la Police de Gotham Gothampolice.com (http://www.gothampolice.com/) donne toutes les informations nécessaires pour combattre le crime. La banque de Gotham City propose ses services sur son site Gotham National Bank (http://www.gothamnationalbank.com/). Vous pouvez laisser aussi un commentaire sur le site Remembering Gina (http://www.rememberinggina.org/), dédié à la mémoire d'une jeune femme décédée. The GothamTimes.com est bien sur le site du journal d'actualité de Gotham (http://www.thegothamtimes.com/) tandis que le site Hahahatimes est un site détourné de ce même journal (cf. http://batman.wikibruce.com/Thehahahatimes.com). GothamCityRail.com est le site des transports en commun de la ville (http://www.gothamcityrail.com/). Ibelieveinharveydenttoo.com (http://www.braincubes.be/2007/05/22/ibelieveinharveydenttoocom/) est un domaine du Joker faisant référence au site de la campagne d'Harvey Dent Ibelieveinharveydent.warnerbros.com qui révèle une surprise en sélectionnant la page.


  Fleuriront également le site d'une fondation qui s'occupe des victimes d'un crime, les sites des écoles et des taxis de Gotham City, celui d'un système de sécurité et celui de la société du traitement des eaux. Rajoutons y encore une pâtisserie et une église ! Le site des affaires internes du département de la police de Gotham City ouvre aussi ses portes sur Gpdiad.com (
http://www.gpdiad.com/). Tous seront invariablement détournés, parodiés, pollués, tagués et barbouillés de rouge (sang) par les rires du Joker.

 
 



 
 A la mort de Heath Ledger (Janvier 2008), les studios Warner rendent hommage à l'acteur sur le site de The Dark Knight. Moins de cinq mois avant la sortie du film aux États-Unis, le site IBelieveInHarveyDent.com est mis à jour : il est désormais possible de rejoindre le candidat au poste de District Attorney de Gotham City dans son combat pour changer la ville en y laissant son adresse email. Il est également possible d'envoyer ses vidéos pour soutenir Harvey Dent, connaitre le passage de la "Dentmobile" aux États-Unis, de télécharger les affiches de campagne. Concerned Citizens for A Better Gotham est le site d'un groupe anti-Harvey Dent et JosephCandoloro.com est le site du créateur du premier. TrustGarcetti.com et DanaWorthington.com sont les sites des deux rivaux d'Harvey Dent aux élections. Rossi's Delicatessen.com est le site d'un restaurant italien répertorié sur le site Citizensforbatman, un site de soutien au justicier de Gotham (
http://www.citizensforbatman.org/).

    
 


 

 
 Début avril, le site Acmesecuritysystems.com/delos ouvre, permettant de laisser son numéro de téléphone pour que le commissaire Gordon vous rappelle.

 










  

  Fin avril, le site WhySoSerious dévoile de nouvelles affiches du film, relookées à la manière du Joker. Dans un même temps, deux nouveaux sites viraux ouvrent : GothamInterContinentalHotel.com, le site d'un grand hôtel et KinslyTravel.com, un site de voyage. Le 6 mai 2008, le site est mis à jour et les trois trailers sont mis en ligne. Un mini-site promotionnel (
http://www.comcast.net/thedarkknightmovie/) ouvre le 5 juin où de nouvelles vidéos sont mises en ligne. Le 10 juin, Gothamcablenews.com, pour les informations, et Gothamelectionboard.com pour les élections à Gotham. Le 13 juin, Harvey Dent est donné vainqueur. Deux nouveaux sites viraux font leur apparition, GothamCityPizzeria.com et le site du Gotham Ferry System, ainsi qu'une nouvelle parution du Gotham Times (voir ci-dessous).

 

 
  A la manière du roman ou du jeu de rôle, l'univers de base s'enrichi, se développe, gagne en épaisseur et en suppléments (officieux ou non) tendant à crédibiliser le virtuel et l'imaginaire aux yeux de  millions d'internautes de tous âges, et avec une force de frappe (le buzz) jusque là jamais mise en œuvre, permettant au film de battre tous les records au box-office dès son premier week-end (il atteint 400 millions de dollars américains de recettes en seulement 18 jours, et 712 en un mois, pour un budget initial de 180 millions !).


  Des différentes affiches, on retiendra particulièrement 
celle montrant un building en flammes transpercé par une chauve souris, évocation certaine des attentats du 11 septembre 2001 avec ses avions de ligne percutant, comme dans un film, les tours jumelles de Manhattan. La scène était déjà par ailleurs dans le The Dark Knight Returns de Frank Miller  (1986) lorsqu’un 747 s’écrase contre le Brigham Building, provoquant un immense incendie et la rupture totale du courant de la ville de Gotham...

   
  Eternel recommencement du mythe, par conséquent, chaque nouvelle aventure, caractère récurrent, interprétation ou réinterprétation du rôle comme du costume ou des gadgets permet à la licence de s'étoffer, de s'engager sur le chemin des origines tout autant que celui du futur pour un héros dont on a toujours l'impression qu'il suffira d'activer le Bat-Signal (un projecteur dessinant dans le ciel nocturne de Gotham l'insigne de Batman) pour qu'il ressurgisse de l'ombre. Eternellement.


  Un Batman 3 est d'ores et déjà prévu pour 2010...

 


































Dossiers d'études complémentaires :

   -  http://fr.wikipedia.org/wiki/Batman
 -  http://fr.wikipedia.org/wiki/Batman_(comics)#The_Dark_Knight 
 -  http://www.lebdvore.com/pages_batman/accueil_batman.html
 -  http://www.dccomics.com/sites/batman/


Posters additionnels :





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