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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 21:03

  Après les récentes expériences marketing des Studios Warner en matière d'affiches interactives (on se souviendra notamment des sucessives affiches holographiques de Matrix reloadedSuperman et  Spiderman 3), on se demandait quelle allait pouvoir être la réponse des studios concurrents en la matière.

 

 

  Sony franchit aujourd'hui un seuil en dépassant le "simple" cap de la 2D et en présentant la première affiche flash interactive, à l'occasion de l'impressionante promotion du prochain volet de la  légendaire saga Terminator, initiée en 1984 par James Cameron puis reprise en 1991 et 2003.

 

 

Voici le lien permettant d'apprécier le résultat :

 

http://www.sonypictures.net/movies/terminatorsalvation/poster.html

 

 

  Ce 4ème film, Terminator Renaissance (réalisé par McG) prévu pour Juin 2009, ne devrait en rien déroger aux régles de la Science-Fiction à grand spectacle, surenchérissant dans l'éternelle guerre entre hommes et machines : en 2018, dans un monde Post-apocalyptique, John Connor est à la tête d'un groupe d'humains  qui tentent de résister à Skynet et à son armée de robots destructeurs, appelés Terminators...

 L'affiche de ce nouvel opus préserve la ligne graphique des précédents épisodes, comme en témoignent les affiches ci-dessous : le nom de l'acteur vedette disparait néanmoins puisque - même s'il n'est pas exclu que celui qui est maintenant gourveneur de l'état de Californie y fasse une apparition en forme de clin d'oeil - le rôle titre est joué par Christian Bale, révélé par son rôle dans les récents Batman.

 

 

 

 

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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 11:57

 

 

 Guy Peellaert, disparu le 17 Novembre à 74 ans, faisait parti de ces inconnus célèbres : à la fois peintre, graphiste, auteur de bande dessinée, photographe et affichiste, cet artiste belge avait en effet acquis une renommée mondiale dès les années 1970 en illustrant tour à tour le Rock et les légendes du Cinéma américain. Grand « faiseur d’images » au sens noble du terme, Peellaert crée un art avant-gardiste, ouvrant l’Europe aux concepts du Pop’art ou mettant en scène des héroïnes fières et délurées, illustration engagée des premières décennies de la liberté de la condition féminine.

 

 

Peellaert avait souvent mis ses talents de peintre au service du cinéma, avec les affiches françaises de Taxi Driver de Martin Scorsese (1976), L'Argent de Robert Bresson (1983), Paris, Texas (1984), Les Ailes du désir (1987) de Wim Wenders ou Short Cuts de Robert Altman (1993). Des choix très révélateurs de l’accent imposé par l’œuvre iconoclaste de l’artiste belge, qui illustrera également le générique de l’émission Cinéma cinémas, paraissant au début des années 1980.

 

 

 

 

 

 

 On trouvera sur ce lien une longue interview illustrée de l’affichiste, auquel je cède la parole :

 

http://www.bifi.fr/public/ap/article.php?id=122

 

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 18:31

 

  Né en 1942 et disparu prématurément le 04 Novembre 2008, Michael Crichton fut l’un des romanciers américains les plus médiatisés de la fin du XXème siècle. Féru de littérature, d’anthropologie, de médecine (il fut notamment diplômé de la Harvard Medical School) et de cinéma, Crichton, également scénariste, réalisateur et producteur, sut conjuguer ses diverses passions en une somme de best-sellers impressionnante. Géant de l’édition avec 150 millions d’exemplaires vendus dans le monde en 30 langues, il fut en effet l’homme derrière un genre tout entier, le techno-thriller, qui culmina avec l’adaptation par Steven Spielberg de son Jurassic Park  en 1992. Il est le créateur de la série Urgences en 1994.


 



 
Premier succès en 1969 avec La variété Andromède, roman racontant les ravages provoqués par un virus extra-terrestre, alors adapté au cinéma en 1971 par Robert Wise. S’ensuivront L’Homme terminal (1972 - la première greffe (ratée…) d’un cerveau électronique  sur un humain), les films Westworld (1973), Coma (1978), La grande attaque du Train d’or (1979) et Runaway l’évadé du futur (1984), que Crichton réalise lui-même, d’après ses propres connaissances scientifiques et son intérêt notamment pour l’histoire criminelle. Il écrit et scénarise la suite de Jurassic Park, Le Monde Perdu (hommage homonyme au roman de Sir Arthur Conan-Doyle, dont Le Parc Jurassique s’était inspiré librement), en 1995 ainsi que Twister en 1996 (film de Jan De Bont).












  Tous ses futurs romans seront ensuite portés à l’écran, autant pour leur grand pouvoir évocateur des maux contemporains (virus, manipulations technologiques ou génétiques, pouvoir des réseaux informatiques et du virtuel) que pour leur traitement multi-polaire (genres aventure, fantastique, science-fiction, policier, scientifique et ethnologique mêlés) : Le 13ème Guerrier (J. Mc Tiernan - 1999, d’après Les Mangeurs de Mort (1976)), Congo (1980, film en 1995 par Franck Marshall), Sphère (1987, film en 1998 par Barry Levinson), Soleil Levant (1992, film en 1993 par Philip Kaufman), Harcèlement (1993, film en 1994 par Barry Levinson), Prisonniers du Temps (1999, film par richard Donner en 2004). Les films demeurent de qualité fort inégale, mais aucun échec ne remis en cause la pertinence des romans de l’auteur, dont le degré de documentation impressionna souvent, aussi bien chez ses inconditionnels que chez ses détracteurs.
















 
Michael Crichton n’hésita pas en effet à appuyer sur des zones sensibles, voir à créer la polémique : les relations entre homme et femme dans le monde de l’entreprise (Harcèlement : le roman fit parler de lui, et le film encore plus, puisque ses affiches furent censurées dans le Sud de la France), les magouilles industrielles japonaises (Soleil Levant), les extrémismes écologistes et le non-dit sur le réchauffement de la planète (Etat d’Urgence - publié en 2005) ou les dérives de la nano-technologie (La Proie, en 2002). Dans son avant-dernier roman, Next (2007), il s’intéressait au statut de l’ADN, des manipulations génétiques et des problèmes éthiques qui en découlent. Un sujet qui dérange les chercheurs et les partisans des avancées de la recherche. Mais telle était la marque de fabrique de Michael Crichton. Qui prendra sa relève?








 
  Couvertures des romans et affiches des films de Michael Crichton se rejoignent sur bien des points : titres courts, inquiétants et énigmatiques, où pointent la noirceur du style thriller (le noir) et les doutes scientifiques (le blanc). L’homme (Adam signifie "rouge" en hébreux) y est placé comme cobaye à peine digne de sujet d’étude tandis qu’une menace tangible mais inconnue et indéfinie vient le menacer telle une Epée de Damoclès. Passé, Présent ou Futur se présentent comme autant d’espace-temps où l’homme ne joue qu’un rôle éphémère mais potentiellement cataclysmique. Dans la plupart des histoires de Crichton, il faudra bien l’habileté réunie de toute une équipe, femme en tête, et non d’un héros isolé, pour arriver à rétablir un fragile équilibre où la Nature doit garder une place primordiale. Un message sempiternel porté par un auteur par ailleurs impliqué dans la préservation des gorilles, espèce magnifiquement décrite dans son roman Congo (1980).

  Son dernier ouvrage, Final Day of Happiness, sortira en 2009 en librairies. Au Cinéma, ses personnages de Jurassic Park lui survivront dans un quatrième épisode tandis qu’un remake de Westworld est déjà annoncé…

 

 

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28 septembre 2008 7 28 /09 /septembre /2008 09:41

 


 L'acteur de légende, réalisateur, producteur et entrepreneur féru de courses automobiles Paul Newman est disparu des suites d’un cancer, le Samedi 27 Septembre, à l'âge de 83 ans.



 
Rendu célèbre, outre son fameux regard bleu acier, par quelques soixante rôles de théâtre et de cinéma, dont son interprétation de Butch Cassidy aux côtés de Robert Redford en 1969, Paul Newman restera l’un des meilleurs représentants du mythique Actor’s Studio de New-York.

 

 


 
Il avait triomphé en l'espace de quelques années dans des films aussi divers que La chatte sur un toit brûlant en 1958 (R. Brooks) avec Elizabeth Taylor ou encore Exodus (Otto Preminger - 1960). Contrairement à Marlon Brando ou James Dean et à leurs personnages de rebelles aux yeux doux, les héros incarnés par Paul Newman ont toujours été marqués par une gentillesse de fond, confirmée par un regard à la fois magnétique et mélancolique sur le monde.

 


 
Nommé à dix reprises aux Oscars, il avait raflé la statuette dorée du meilleur acteur en 1987 pour son interprétation d'Eddie Felson, ex-champion de billard, dans La Couleur de l'argent de Martin Scorsese, et deux autres Oscars, l'un en 1986 en hommage à ses "performances mémorables" à l'écran, l'autre en 1994 pour son action caritative. Il s'était illustré pour la dernière fois aux Oscars à l'occasion de sa nomination dans la catégorie du meilleur second rôle pour le film Les sentiers de la perdition de Sam Mendes en 2002.

 




 
 
 Aussi à l'aise dans des comédies (L'Arnaque de George Roy Hill en 1973) que dans des drames (Le plus sauvage d'entre tous de Martin Ritt (1963)), hors-la-loi ou policier, avocat alcoolique ou prix Nobel de littérature, arnaqueur ou homme d'affaires honnête persécuté par une journaliste irresponsable, Paul Newman incarnait une certaine image de l'Amérique. Sa carrière est marquée par des collaborations avec certains des plus grands cinéastes du dernier demi-siècle, d'Alfred Hitchcock (Le rideau déchiré - 1966) à John Huston (Juge et hors-la-loi et Le piège - 1972 et 1973), en passant par Robert Altman (Quintet -1979), Arthur Penn (Le gaucher - 1958), Otto Preminger, Scorsese et les frères Coen (Le grand saut - 1994). Elizabeth Taylor, Lauren Bacall, Tom Hanks, Tom Cruise ou Kevin Costner ont compté au nombre de ses partenaires. On retiendra également de lui  ses prestations remarquables dans Luke la main froide (S. Rosenberg - 1967) ou La Tour Infernale (J. Guillermin - 1974).




 



Acteur engagé, il avait joué également un rôle important dans le Mouvement pour les droits civiques, participé à certaines campagnes du Parti démocrate et pris part à des conférences pour le désarmement nucléaire.

 

 




 Il avait lancé dans les années 1980 une ligne de produits alimentaires, incluant biscuits, vinaigrettes et sauces spaghetti à son effigie. Ces bénéfices lui avaient permis de financer des organisations caritatives, notamment un camp de vacances pour enfants atteints du cancer. 
 
A 80 ans passés, Paul Newman était toujours très demandé. Il avait remporté un Emmy Award et un Golden Globe pour le drame de 2005 sur la chaîne américaine HBO, Empire Falls, et avait prêté sa voix à une voiture de 1951 dans le film à succès de Disney/Pixar,  Cars (J. Lasseter - 2006),  réaffirmant ainsi une dernière fois son incommensurable  passion pour les sports automobiles.

 

 
 Les affiches des films de Newman traduisent à la fois une diversité de rôles et de tons impressionnante, et la présence physique de l’acteur, dont le profil est repris en gros plan sur quantités de visuels. Regard observateur et silencieux, parfois charmeur mais souvent dubitatif ou désenchanté, Paul Newman y figure le contexte engagé et contestataire des années 1960 et 1970 : deux décennies particulièrement marquées par les enjeux financiers et politiques, et auxquels Newman répondra par un jeu oscillant sans cesse entre critique désabusée, anti-autoritarisme et pure rébellion.


 

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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 10:08

 Attendues ou non, classiques ou novatrices, mais toujours attirantes, surprenantes, inquiétantes : voici donc une sélection de quelques affiches (essentiellement américaines) de films dont la promotion a débuté un an, voir un an et demi avant la sortie annoncée du long métrage.























 


















  Finissons cette galerie par les seules images, justement les affiches, dont nous disposons à cette heure concernant le prochain film de James Cameron, Avatar (sortie programmée en Mai 2009 à l'origine), dix ans après Titanic.

  Jouissant d'un budget de 190 millions de dollars, le nouveau film  se compose d'un casting regroupant, entre autre, Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver et Michelle Rodriguez
.
  Si sa sortie, initialement prévue en Mai 2009, a été repoussée de sept mois (voir la modification apportée aux second et troisième visuel ci-dessous), le metteur en scène commence à en parler (très légèrement) :
"ce film sera composé à 60% d'animation basée sur un tout nouveau processus de Performance-Capture, et à 40% d'images réelles avec de nombreux effets visuels. Avatar représente le plus grand challenge parmi toutes mes précédentes réalisations."

  Selon le réalisateur, un film réussi se base aussi avant tout sur une bonne histoire, en sachant très bien que la majorité des spectateurs verront le film dans des salles non équipées pour une projection en 3-D.

  Nous rappellerons au passage que ce film se concentre sur une exploratrice chevronnée, devenant le mentor d'un Marine blessé et l'aidant à conduire son peuple, au cours d'un conflit galactique total...

 Les rares affiches disponibles sont étrangement proches de celles du remake du Jour où la Terre s'arrêta de 1951 (R. Wise), avec Keanu Reeves dans le rôle clef. (Sortie en Décembre 2008 : cf. http://www.cinemovies.fr/fiche_film.php?IDfilm=15013).







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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 12:48
  Vacances obligent, un peu (beaucoup ?) moins d'articles publiés récemment...





  Voici donc le programme des futures publications sur ce blog :

- La saga BATMAN
- X-files
- La mort sur les affiches de film
- Animation : vendre et promouvoir le dessin...
- L'affichage parallèle : la création de l'inexistence


 Le traitement des affiches de Collège et Lycéens au Cinéma reprendra en Septembre 2008.

 N"hésitez pas à poster vos remarques, correctifs et commentaires...

 
  Merci encore aux nombreux lecteurs/visiteurs/cinéphiles de ce blog qui a ainsi pu dépasser les 900 visites au compteur en quelques mois...

A bientôt !

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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 12:11

 Le travail présenté sur ce blog autour de l’analyse de l’affiche de film se veut novateur, dans le sens où aucun ouvrage n’existe à ma connaissance sur le sujet (relire le message d’accueil)  ; plusieurs sites dédiés au cinéma ont toutefois entrepris ponctuellement d’évoquer la thématique des affiches de films (sous des angles variés qui vont d’un regroupement de genre à leur valeur plastique).

En voici donc une liste non exhaustive :



-
    Les affiches françaises du film noir américain : superbe site proposant une exposition thématique associant la Bibliothèque du Film (BIFI), du Centre national du cinéma (CNC), de la Cinémathèque Française et de la Bibliothèque Nationale de France (Département des Estampes et de la Photographie).

        http://cinema.film-noir.bifi.fr/



 

 

-        Objectif Cinéma : le site dispose d’un court dossier « affiches et affichistes de cinéma », qui renvoie par ailleurs sur cinq exemples d’analyses d’affiches.

http://www.objectif-cinema.com/spip.php?article3197

 

-        DVDRAMA : plusieurs articles reviennent sur « l’objet » affiche de film, tant pour dresser un panorama des films à venir que pour signifier les coups de cœur de l’équipe :

http://www.dvdrama.com/news-25463-nos-meilleures-affiches.php

(Nos meilleures affiches)

http://www.dvdrama.com/news-27420-ou-sont-nos-belles-affiches-d-antan-.php

(Où sont nos affiches d’antan ?)

 

-        Première : le site du fameux magazine présente quelques exemples de lectures d’affiches, très bien mises en valeur (une zone de l’affiche numérotée = une explication).

http://www.premiere.fr/premiere/cinema/exclus-cinema/affiche-cinema

 

-        Sur un thème relativement proche, on consultera le magnifique site dédié au générique de film : http://www.generique-cinema.net/

 

-        Studio : lien vers l’annonce de la mise aux enchères à Drouot de la collection d’affiches de Christian Fechner (14 Juin 2008). Intéressante vidéo faisant le point sur les ventes.

http://www.studiomagazine.fr/culture/cineculte_zoom.asp?ida=213208 et http://www.studiomagazine.fr/culture/decryptage_zoom.asp?ida=213799

 

  Par ailleurs, n’hésitez pas à poster ici commentaires, remarques et suggestions de tous ordres, l’auteur de ce blog n’ayant en rien la science infuse…

 

Bonne lecture et merci aux nombreux visiteurs cinéphiles et/ou simplement curieux.

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 18:57

  Si l’affichage et la création publicitaire ont autrefois étaient distingués en France - via notamment la cérémonie des Césars, de 1986 à 1989 - c’est que l’industrie cinématographique cherchait alors à récompenser un créateur graphiste, véritable maitre d’œuvre et artisan unique de la campagne promotionnelle menée autour d’un film. Le prix a disparu principalement en raison de l’arrivée des studios de création, qui ont rendu difficile l’identification du véritable responsable du concept initial, l’ère des grands affichistes arrivant à terme dans les années 1980.

 

  A l’inverse, aux Etats-Unis, un double état d’esprit demeure : on salut d’un commun accord le concept et le studio, dans un monde (le domaine de la création hollywoodienne) où l’individu travaille de toute manière de manière quasi anonyme pour les Majors, en dépit du titre de lead artist ou art director pour les plus concepteurs (designers) les plus connus.

 

  Traditionnellement se déroulent donc chaque année les Key Art Awards, organisés en 2008 (pour la 37ème édition) par The Hollywood Reporter, publication spécialisée dans le traitement de l’information à destination du milieu artistique et de divertissement (voir le site à cette page, où une vidéo  illustre le système de notation choisie :  http://www.hollywoodreporter.com/hr/content_display/awards_festivals/key_art/features/e3i9ddc10f5e9f2a6aae52a869f0c223a37). 

   
Les Key Art Awards récompensent l’ensemble des matériels promotionnels conçus autour d’un film : affiches (teasers et officielles) mais aussi bandes annonces, publicités imprimées dans la presse, packaging  vidéo (DVD, Blu-Ray), site web, etc. Cette année, la fameuse agence de création BLT & Associates (on leur doit des centaines de designs dont ceux du Silence des Agneaux, Titanic, Le Monde de Narnia, Sin City et dernièrement ceux pour American Gangster, Batman : the Dark Night ou X-Files 2) se distingue avec 18 nominations.

 

 « L'objectif est d'honorer le meilleur travail effectué dans le marketing du film, et la qualité du travail en ce domaine est de mieux en mieux chaque année… sans compter qu’il atteint  de nouveaux créneaux chaque année», a déclaré Bob Israël, président de la manifestation et producteur exécutif du spectacle.

 

Concernant l’affiche de film, les Key Arts Awards 2008 auront donc distingués les films américains suivants (par catégories) :

 

-        Film action/aventure/horreur : Grindhouse (Q. Tarantino et R. Rodriguez - 2007 ; design BLT & Associates)

-        Comédie : Juno (J. Reitman - 2007 ; design de BLT & Associates)



 

-        Drame : Prémonition (M. Yappo - 2007 ; design d’Ignition Print)

-        Familial : Ratatouille (B. Bird - 2007 ; design de Pixar Animation et Animation Creative Services)

-        Prix spécial : Les Simpson - le film (D. Silverman - 2007 ; design de Drissi Advertising Inc.)


 


La liste complète des nominations :

http://www.hollywoodreporter.com/hr/awards_festivals/key_art/index.jsp

 

Les nominés :

               http://royal.reliaserve.com/keyart/inline/content/viewContent.aspx?Content=nominees

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 18:18

  Comme l’auront remarqué certains critiques et exégètes, l’affiche du 61ème festival de Cannes est en soit une curiosité ! Création de l’affichiste Pierre Collier (concepteur depuis 1986 de 500 affiches dont Mystery Train (J. Jarmusch), La Belle Noiseuse (J. Rivette), Raining Stones (K. Loach), La Vie Rêvée des anges (E. Zonca, ou encore Persepolis (M. Satrapi et V. Paronnaud), le visuel est inspiré par une photo du réalisateur David Lynch (issue de la « sensuelle » exposition Fetish, mettant en valeur les créations du chausseur Christian Louboutin en Mars 2007). L’affiche, dévoilée le 20 Avril 2008, joue sur la sobriété et le mystère glamour lié au visage-type de la blonde « femme fatale » de cinéma, aux yeux masqués par un bandeau qui évoque celui apposé par la Censure officielle…

 

  Si la femme fatale (symbolique plastique de Marylin Monroe), le genre film noir, la dualité lumière/obscurité et le jeu sur la perception visuelle sont  à vrai dire naturelles du 7ème Art, et ont déjà été des éléments soulignés sur de précédents designs cannois (voir par exemple sur cette page
http://www.festival-cannes.fr/fr/archives/2008/posters.html les affiches des éditions 1980 (création de Michel Landi), 1992 (photo de Don English) et 2006 (création de Gabriel Guedj d’après une photographie de plateau issue du tournage de In the Mood for Love (W. Kar-Wei)), il n’y a bien sur jamais été question ni de censure ni même de regard dévié d’une image de cinéma évidemment honorée, sanctifiée et mythifiée, et ceci quel que soit le contenu du film.

  

  On pourra donc remarquer une certaine ironie entre cette affiche et la thématique inhérente au film d’ouverture (Blindness de F. Meirelles) où le réalisateur nous montre tout un pays subitement frappé de cécité : les lettres employées pour le titrage du design (imaginé par les studios Concept Arts) évoquent celles, traditionnelles chez un opticien, du test optométrique (acuité visuelle) de l’échelle de Ferdinand Monoyer (le panneau contenant même le double acrostiche inversé du prénom et nom de son concepteur ophtalmologiste !). On regardera aussi à deux fois une accroche dont certains mots (Fall, Sion, Change) mis en valeur évoquent assez clairement l’Apocalypse ou le changement des temps dans une perspective religieuse juive et biblique, et ceci au-delà de toute perspective antisémite « simpliste ».

  

  L’aveuglement et le non-vu, c’est également une inversion du champ critique professionnel (on peut parler en connaissance de cause de ce qu’on a vu…) et la mise en valeur consécutive de la primordialité de ce sens : qu’importent la valeur plastique et la beauté formelle de l’être (la forme, « femme parfaite », est ainsi réduite au néant sur l’affiche, en en noir profond), si le fond n’est pas perceptible. L’histoire de l’affiche symbolise donc à la fois l’histoire du Festival de Cannes et celle due par chaque film : on remarquera sur l’affiche les lettres A en rouge, ce A (Aleph ou Alpha) symbole de primeur et d’admissibilité, sinon de possession (« a » pour « avoir » ; la Palme d’or cannoise étant toujours présente sur les affiches), symbole aussi (avec l’Oméga) de commencement et de fin, de vie et d’éternité, tous repères très cinématographiques. On ne négligera pas, enfin, de distinguer dans ce design décidemment riche de sens caché, un triple AAA assez significatif : c’est en effet le sigle des Artistes Auteurs Associés mais également celui, assez révélateur, du slogan contestataire Against All Authority. 60 ans après Mai 1968, et avec le virulent Sean Penn à sa tête, la sélection cannoise s'annonce donc (bien ?) engagée et non politiquement correcte.

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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 20:50
 Peu de nouveautés ces derniers jours sur le blog faute de temps mais dossiers nombreux en préparation :

 - Traitement des affiches de deux films d'animation (en liaison avec l'opération Collège au cinéma) : Persépolis (2007) et l'Ile de Black Mor (2004).

- Actualité : analyse de l'affiche de La Zona, propriété privée (sortie le 26 Mars 2008) et de Le grand alibi (sortie le 30 avril 2008).

- Dossier sur les affiches de la saga Indiana Jones (4ème opus le 21 mai 2008).

- Chapitre sur l'Histoire, l'Epique et le Reel : la digression au delà du mythe.


A très bientôt donc pour la suite du programme...

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  • : Décryptage d'affiche de films
  • : Les affiches de films sont des papillons de la nuit du Cinéma : multicolores, éphémères et éternelles à la fois... Invitation, trace, mémoire d'un film ou d'un genre, l'affiche en tant qu'oeuvre visuelle ne saurait être démentie, mais comment la déchiffrer, qu'en saisir et que nous dit-elle finalement, à nous, spectateurs ?
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